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RestInPeace Michael Jackson ; 1958/2009
We are the World

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1 We are the World
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Sommαire

 Sommαire
Pαge 1 : Newlettre ; PREFACE + CHAPITRE 1 + CHAPITRE 2 DE MOON WALK L'AUTOBIOGRAPHIE DE MICHAEL EN VERSION FRANCAISE ; Biographie ; Jackson Five ; Les enfants du King ; Récompenses ; Records ; Moon Walk ;

Pαge 2 : Interview de Jermaine Jackson pour France2 ; Ce que Michael aurait porter pendant sa nouvelle tournée ; - Quand la mode s'inspire du King ... ; - Quand Anna Davolio s'inspire de MichaelJackson ... ; Habille toi comme M.jackson ; Tatouages partie.1 ; Figurine Michael Jackson partie.1 ; Figurine Michael Jackson partie.2 ;

Pαge 3 : La nouvelle statue de Michael qui devait célébrer sont grand retour sur scéne exposé au musée Tussauds de Londres ; Histoire du gant à paillettes de Michael ; Commant Tito Jackson a appris la mort de son frère ; Omer Bhatti, le prétendu fils caché de Michael ; Britney Spears sur la mort de Michael Jackson : "Je suis effondrée" ; Bientot une BD sur Micael ... ; Le plus bel hommage de Nicole Richie à Michael Jackson ; Paris Hilton : elle aurai inspiré le prénom de la fille de Michael ; Bientôt une " loi Michael Jackson " ? ; Thriller Live

Pαge 4 : Paris dans sur Beat it ; Nouveau hommage des prisonniers sur " Dangerous"; Auto-portraits réaliser par Michael en 1985 & publier par Steven Hoefflin [ ancien chirurgien esthétique de M.] pour le magazin THE SUN ; Le fantôme de Michael lui aurait parlait ... ; Les cheveux de Michael bientôt transformé en diamant? ; Encore une horrible remeur???
Respecter mon travaille! Si vous inspiré de un de mes articles prévenez moi & metter un lien vers mon blog!

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 13:44

Modifié le lundi 27 juillet 2009 14:08

MP3 : We are the World

We are the World

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  • Titre : We are the World
  • Année : 2009

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 13:36

- PREFACE + CHAPITRE 1 + CHAPITRE 2 DE MOON WALK L'AUTOBIOGRAPHIE DE MICHAEL EN VERSION FRANCAISE

- PREFACE + CHAPITRE 1 + CHAPITRE 2 DE MOON WALK L'AUTOBIOGRAPHIE DE MICHAEL EN VERSION FRANCAISE
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Préface

Que peut-on dire de Michael Jackson ? C'est un des hommes de scène les plus connus à travers le monde
entier. C'est un auteur de chansons qui sait aussi danser d'une façon tellement originale qu'il semble
défier les lois de l'équilibre, et que les plus grands de ses admirateurs – et des héros – ont pour nom Fred
Astaire et Gene Kelly.
Son public n'est peut-être pas conscient de l'étendue de sa conscience
professionnel. Il est rarement satisfait de son travail, c'est un perfectionniste qui se lance des défis
permanents. Pour beaucoup de gens, Michael Jackson est un personnage insaisissable, mais ceux qui
travaillent avec lui connaissent le vrai Michael Jackson : sensible, chaleureux,
drôle, intuitif et clairvoyant. Le livre de Michael Jackson, Moonwalk, éclaire le portrait d'un artiste qui
réfléchit sur son travail et sur sa vie.
Jacqueline Kennedy-Onassis

Quand je veux quelques chose, je commence par lire tout ce qui a été écrit sur ce sujet dans le passé –
c'est à cela que servent les livres d'une bibliothèque. Je vois ce qui a été accompli au prix de grands
efforts et de grandes recherches. Je réunis les informations, en compilant des milliers de résultats
d'expériences, et je m'en sers comme point de départ pour faire moi-même des milliers d'expériences. Les
trois points essentiels pour réussir quelque chose de valable, c'est, premièrement, travailler dur,
deuxièmement, d'être obstiné, troisièmement, avoir du bon sens.
Thomas Edison

Quand je trouve la vraie musique – la musique des sphères célestes, la musique qui dépasse l'entendement
– cela n'a rien a voir avec moi, parce que je ne suis que le récepteur. La seule joie, pour moi, c'est que
cette musique me soit donnée à moi, pour que je la transcrive. Comme un médium. C'est pour ces
moments-là que je vis.
John Lennon

Des mômes qui rêvent
Chapitre 1 (1ère partie)

J'ai toujours voulu raconter des histoires. J'aimerais m'asseoir près du feu avec des gens autour de moi et
inventer des contes, qu'ils arriveraient à voir en images, et qui les emmèneraient ailleurs, n'importe où,
rien qu'avec des mots. J'aimerais les faire rire et les faire pleurer. Des histoires tellement émouvantes que
leur âme en serait transformée. J'imagine ce que les grands écrivains peuvent ressentir, quand ils ont un tel pouvoir. Parfois, j'ai l'impression que je pourrais le faire aussi. C'est quelque chose que j'aimerais
développer. Dans une certaine mesure, écrire des chansons demande la même habileté, provoque les
mêmes émotions de joie et de tristesse. Mais une histoire est une esquisse. C'est du vif-argent. Il y a très
peu de livres sur l'art de raconter, comment accrocher l'attention, comment rassembler un groupe de gens
autour de soi et les amuser. Pas de costume, pas de maquillage, rien du tout, seulement vous et votre
choix. Et avec ça, vous pouvez les subjuguer et transformer leur vie, l'espace de quelques minutes.
Pour commencer, il y a une chose que j'aimerais dire aux gens quand ils me demandent de leur parler de mes souvenirs des Jackson Five : j'étais tellement jeune à l'époque, quand nous avons commencé à travailler ensemble que j'ai presque tout oublié. La plupart des gens peuvent s'offrir le luxe de commencer plus tard dans leur carrière, à un âge où ils peuvent se rappeler le moindre détail, les “pourquoi” et les “comment”, mais ce n'est pas mon cas. Moi je n'avais que cinq ans à ce moment-là. Quand vous n'avez pas assez de maturité pour comprendre ce qui se passe autour de vous, les gens prennent les décisions à votre place quand vous avez le dos tourné et vous n'êtes au courant de rien. Je me souviens seulement que je chantais de tout mon coeur, avec ma voix la plus aiguë, que je dansais avec la plus grande joie et que je travaillais trop pour mon âge. Je sais aussi que les Jackson Five ont commencé à vraiment bien marcher quand j'avais huit ou neuf ans.
Je suis né à Gary, en Indiana, par une chaude nuit d'été de 1958. J'étais le septième de neuf enfants. Mon père,Joe Jackson, est né en Arkansas et il a épousé ma mère en 1949. La famille de ma mère, Katherine Scruse, était de l'Alabama. Ma soeur Maureen est née l'année suivante et a eu la rude tâche d'être l'aînée.
Jackie, Tito, Jermaine, LaToya et Marlon sont arrivés ensuite, puis je suis né avant Randy et Janet.
Je me rappelle que mon père travaillait à l'usine de métallurgie. Il faisait un travail dur et abrutissant et il
jouait de la musique pour s'évader. Ma mère, de son côté, travaillait dans un grand magasin. A cause de
mon père, et de ma mère qui adorait la musique, on y était plongés du soir au matin. Mon père et ses frères
avaient un groupe qui s'appelait les Falcons et ils jouaient du rythm and blues, dans la région. Mon père
jouait de la guitare, et avec son frère, ils interprétaient les grands succès du blues et du rock'n roll, de
Chuck Berry, Little Richard, Otis Redding et des autres. Tous ces styles étaient étonnants, et nous étions
profondément influencés par cette musique, même si nous n'en étions pas conscients. Les Falcons
répétaient dans la salle à manger de notre maison, à Gary, et moi, j'ai été bercé et nourri au rythm and
blues. Comme mon père avait neuf enfants et mon oncle huit, la famille était une véritable colonie de
vacances. La musique était notre activité commune et mon père avait un sens de la famille très développé.
Les Jackson Five viennent de cette tradition familiale. Par la suite, nous sommes devenus les Jackson.
Mais à cause de cette éducation musicale et de cet apprentissage, j'ai cherché à me singulariser et à
créer mon propre son et mon propre style. Au fond, quand je pense à mon enfance, je ne me souviens que du travail, même si j'adorais chanter.
Personne ne m'a obligé à monter sur les planches et à me faire entrer dans le show-business comme les
parents de Judy Garland l'ont fait. Moi je l'ai fait parce que j'adorais ça et parce que c'était aussi naturel
pour moi que de respirer. Je l'ai fait parce que j'étais poussé, non pas par mes parents ou ma famille, mais
par une force intérieure qui m'entraînait dans le monde musical.
Il faut bien que je dise pourtant qu'il y a eu des moments où, quand je revenais de l'école, j'avais tout
juste le temps de poser mon cartable et de me préparer pour aller au studio. Là, je chantais jusqu'à une
heure avancé de la nuit, et je rentrais me coucher.
Mes camarades de classe dormaient depuis longtemps. Il y avait un parc juste en face des studios Motown,
et il y avait souvent des gamins en train de jouer. Je les regardais, stupéfait de savoir que les autres enfants
étaient libres de jouer. J'aurais aimé avoir la même liberté. J'aurais voulu m'évader et être comme eux.
C'était des moments un peu tristes. Ceci est vrai pour tous les enfants-stars. Elizabeth Taylor m'a dit
qu'elle avait éprouvé la même chose. Quand on est petit et qu'on travaille à l'âge où les autres enfants
s'amusent, le monde peut vous paraître terriblement injuste. Personne ne m'a obligé à devenir le petit
Michael, le chanteur soliste, je l'ai fait et j'ai aimé ça, mais c'était un travail dur. Quand on faisait un
disque, on entrait parfois en studio juste après l'école sans avoir le temps de manger. Quand j'arrivais chez
moi, et qu'il était onze heures ou minuit, j'étais tellement fatigué que je n'avais pas faim.

Chapitre 1 (2ème partie)

C'est pourquoi je comprends complètement les gens qui ont travaillé très jeunes. Je sais à quel point ils ont
lutté, et ce qu'il ont sacrifié. Je sais aussi ce qu'ils ont appris. Je sais que cela devient une sorte de défi
quand on est plus vieux. Je me sens vieux, mais j'ai des bonnes raisons de l'être. J'ai vraiment la sensation
que mon âme est vieille ; que j'en ai vu de toutes les couleurs. Et à cause de toutes ces années, j'ai
souvent du mal à réaliser que je n'ai que vingt-neuf ans. Ça fait vingt-quatre ans que je suis dans le
show-business. Il m'arrive même d'avoir l'impression que j'arrive à la fin de ma vie, que je vais avoir dans
les quatre-vingt ans.
Quand j'ai commencé à travailler avec mes frères, on nous appelait les Jacksons. Puis, on est devenus les
Jackson 5. Plus tard encore, après avoir quitté Motown, nous sommes redevenus les Jacksons.
Chaque disque que le groupe ou moi avons enregistré a été dédié à ma mère,
Katherine Jackson. Nous avons très vite pris notre carrière en main et nous sommes devenus producteurs
de notre propre musique. Je me souviens quand ma mère me tenait dans ses bras en chantant : ” You Are
My Sunshine ” et ” Cotton Field “. Elle chantait souvent pour nous. Même si elle a vécu en Indiana
pendant un certain temps, ma mère a été élevée en Alabama, et les Noirs, dans cette région, entendent
autant de country et de musique western à la radio que de gospels à l'église.
Elle aimait aussi Willie Nelson. Elle a toujours eu une voix magnifique. Je suppose que mon talent de
chanteur vient d'elle, et de Dieu, bien attendu.
Maman savait jouer de la clarinette, et du piano, qu'elle a enseigné à ma soeur Maureen, surnommée
Rebbie. Ma mère a su très jeune qu'elle ne pourrait jamais jouer de la musique qu'elle aimait sur une
scène, non pas parce qu'elle n'était pas douée, mais parce qu'elle avait eu la polio étant enfant. Elle avait
surmonté sa maladie, mais elle boitait irrémédiablement. Elle n'avait pas pu aller à l'école aussi longtemps
que les autres, mais elle s'estimait heureuse d'avoir survécu à une époque où beaucoup d'enfants en
mouraient.
Pour elle, le vaccin que nous devions prendre, sur un morceau de sucre, était une chose sacrée. Elle nous
avait même fait manquer un spectacle, un dimanche après-midi, pour aller à la vaccination. C'est dire à
quel point c'était important dans notre famille.
Ma mère ne considérait pas la polio comme une malédiction, dans son cas, mais comme une épreuve que
Dieu lui avait envoyée pour qu'elle s'élève au-dessus de sa souffrance, et elle m'a donné cet amour de
LUI que j'aurai toujours. Elle m'a appris que mon don pour le chant et la danse était l'oeuvre de Dieu au
même titre qu'un orage ou un beau coucher de soleil. Malgré les heures interminables que nous passions à
répéter et à voyager, ma mère trouvait toujours le moyen de nous emmener au lieu de réunion des
Témoins de Jéhovah, généralement avec Rebbie et LaToya.
Plus tard, alors que nous avions déjà quitté Gary, je me souviens qu'on a joué dans le ” Ed Sullivan Show
“, qui faisait passer en direct, le dimanche soir, des artistes comme les Beatles, Elvis, Sly And The Family
Stone. Toute l'Amérique regardait ce programme. Après le spectacle, M. Sullivan complimenta et
remercia chacun de nous : mais je pensais à ce qu'il m'avait dit ” avant ” le show. Je m'étais trouvé nez à
nez avec lui et il m'avait serré la main en disant : ” N'oublie jamais d'où vient ton talent. C'est un don de Dieu. “
On était en 1970, une année où les plus grands du rock détruisaient leur vie avec la drogue et l'alcool. Les
anciens du show-business n'étaient pas préparés à voir les jeunes mourir aussi vite. Certains disaient que
je leur faisais penser à Frankie Lymon, un jeune chanteur des années 50 qui avait perdu sa femme de cette
manière. C'est peut-être à cause de ça qu'Ed Sullivan avait voulu me mettre en garde. Je lui était reconnaissant de sa gentillesse, mais j'aurais pu lui dire que ma mère me répétait toujours la même chose. Je n'avais jamais eu la polio, fantasme terrifiant pour un danseur, mais je savais que Dieu m'avait éprouvé, avec mes frères et soeurs, de façon différente : une famille nombreuse, dans une maison minuscule, avec très peu d'argent, à peine de quoi joindre les deux bouts, sans parler de la jalousie des gosses du quartier, qui jetaient des pierres dans nos fenêtres quand nous répétions, et qui disaient qu'on y arriveraient jamais. Quand je pense à ma mère, au début de nos années difficiles, je peux vous dire qu'il y a des récompenses qui dépassent de loin l'argent, les acclamations du public et les disques de platine.
Ma mère était extraordinaire. Si elle s'apercevait que l'un de nous s'intéressait à quelque chose, elle
encourageait cet intérêt de toutes les manières possibles. Si je lui parlais de stars de cinéma, elle revenait
aussitôt avec une foule de bouquins sur ces vedettes. Et elle traitait chacun de ses neuf enfants comme s'il
était unique. On peut tous témoigner de son courage et de sa capacité de travail incroyable. C'est vrai, chacun est persuadé que sa mère est la meilleure, mais nous, les Jacksons, nous continuons à le penser.
Quand je songe à la tendresse, à la gentillesse, à la chaleur de ma mère, je n'arrive pas à imaginer ce
qu'est grandir sans l'amour d'une mère. Ce que je sais, c'est que lorsqu'un enfant n'a pas reçu cet amour,
il éprouve toujours le besoin de s'accrocher à quelqu'un d'autre, un grand-parent, n'importe qui. Avec ma mère,
nous n'avions pas besoin d'aller chercher ailleurs. Les leçons qu'elle nous a apprises sont inestimables.
Tout d'abord, elle nous a enseigné la gentillesse, l'amour et le respect des autres. Ne jamais faire de peine,
ne pas mendier, ne parasiter personne. C'était la loi à la maison. Elle voulait toujours que nous donnions,
mais nous ne devions rien demander à qui que ce soit. Elle est comme ça.
Je me souviens d'une anecdote qui illustre le caractère de ma mère. Un jour, à Gary, quand j'étais petit, un
homme est venu frapper à la porte très tôt le matin. Il saignait abondamment et on pouvait voir des traces
de sang dans la rue. Mais ma mère le laissa entrer immédiatement. N'importe qui aurait eu peur de lui,
mais elle n'était pas comme les autres. Je me dis parfois qu'on devrait tous lui ressembler.
Je me souviens de mon père, quand il revenait de l'usine avec un grand sac en papier bourré de beignets
gras et poudrés pour tout le monde. On se précipitait sur les beignets et ils disparaissaient en un clin d'oeil.
Il nous emmenait aussi sur les manèges dans le parc, mais ces images sont floues dans ma tête.
Mon père a toujours été un mystère pour moi et il le sait. Je regrette vraiment de ne pouvoir me rapprocher de lui. Au cours des années, il s'est fabriqué une espèce de coquille, et en dehors des sujets de conversation liés au travail de notre entreprise familiale, il a du mal à nous parler d'autre chose. Même aujourd'hui, c'est difficile d'effleurer le sujet des rapports père-fils. Mon père est trop renfermé et moi-même, je suis gêné d'aborder ce genre de conversation.
Mon père a toujours voulu nous protéger et ça n'est pas une mince affaire. Il a toujours essayé
d'empêcher les gens de nous escroquer. Il s'est occupé de nos intérêts pour le mieux. Il a pu commettre
quelques erreurs, mais son intention a toujours été de faire le mieux possible pour tous.
Il faut dire aussi que mon père a réussi un véritable tour de force dans la façon de traiter avec les gens du
show-business. Nous sommes peu nombreux, parmi les artistes, à avoir quitté l'enfance en possédant
autant de biens (argent, biens immobiliers, investissements). Il a su protéger ses intérêts et les nôtres.
Aujourd'hui, je peux donc lui dire merci de ne pas avoir profité de nous comme certains parents le font,
dans ce métier. Il y a des parents qui volent leurs enfants. Mon père n'a jamais fait cela, mais je ne le
connais pas mieux pour autant. Ça me rend un peu triste, car il reste un mystère total pour moi, et il le
restera sans doute. Ce que j'ai reçu de mon père ne vient pas nécessairement de Dieu, même si la bible dit que l'on récolte ce que l'on a semé. Le message de papa est très clair : ” Vous pouvez avoir le plus grand talent du monde, si vous ne le faites pas fructifier, il est perdu. “

Chapitre 1 (3ème partie)

Joe Jackson a toujours aimé la musique, autant que ma mère, mais il savait que le monde ne s'arrêtait pas
aux limites de la maison Jackson. Je me souviens qu'au départ il avait un groupe, les Falcons, et qu'ils
répétaient chez nous tous les weekends. Papa conduisait une grue dans son usine, et avec ses collègues il
sillonnait la région pour aller jouer dans les clubs de la ville et les collèges de Chicago et du nord de
l'Indiana. Quand il y avait des répétitions à la maison, papa sortait sa guitare du placard où elle était
enfermée, et il la branchait sur l'ampli, en bas dans le sous-sol. Tout le monde se mettait en place et la
musique démarrait. Il adorait le rythm and blues et cette guitare était son bien le plus précieux. L'endroit
où il enfermait sa guitare était un véritable sanctuaire. Bien entendu, nous n'avions pas le droit d'y
toucher. Papa ne venait jamais aux réunions religieuses avec nous, mais lui et maman savaient que la
musique était un bon moyen de maintenir la famille à l'abri, dans un quartier où les gosses étaient déjà
organisés en gangs, toujours prêts à recruter les mômes de l'âge de mes frères. Les trois aînés se
débrouillaient toujours pour être là quand les Falcons répétaient. Papa leur faisait croire qu'il leur
accordait un grand privilège en les laissant assister aux répétitions, mais en réalité il voulait qu'ils soient là.
Tito ne perdait pas une miette de tout ce qui se passait. Il apprenait le saxophone à l'école, mais il n'avait
pas les mains assez grandes pour jouer les thèmes et les accords que jouait mon père. C'était logique qu'il
suive les traces de mon père car il lui ressemble comme deux gouttes d'eau. La ressemblance est devenue
encore plus frappante au fil du temps. Toujours est-il que mon père décida que personne ne devait toucher
à sa guitare en son absence. Interdiction absolue !
Du coup, Jackie, Tito, et Jermaine guettaient les allées et venues de maman dans la cuisine, pour ”
emprunter ” la guitare. Ils faisaient attention de ne pas faire de bruit en ouvrant le placard, puis ils se
réfugiaient dans notre chambre et mettaient la radio à fond pour pouvoir jouer sans être entendus. Tito
faisait des effets de scène en plaçant la guitare au-dessus de son ventre. Jackie et Jermaine jouaient
chacun leur tour, et ils apprenaient toutes les gammes qu'on leur enseignait à l'école. Ils s'amusaient aussi
à jouer ” Green Onions ” que l'on entendait souvent à la radio.
À cette époque-là, j'étais assez grand pour me faufiler avec eux et les regarder si je leur promettais de ne
pas ” rapporter “.
Finalement, un jour maman les a surpris. Ils étaient très inquiets Elle les gronda, mais leur promit de ne
rien dire à papa tant qu'ils seraient prudents. Elle savait que la guitare les empêchait d'aller traîner dans la
rue avec les voyous, et que pendant ce temps-là ils évitaient les coups et les bagarres, aussi ne voulait-elle
pas leur retirer, ce qui justement les mettait en sécurité.
Bien sûr, ce qui devait arriver arriva, et un jour une corde de guitare s'est cassée. Panique pour mes frères
! Ils n'avaient pas le temps de la réparer et d'ailleurs ils ne savaient pas comment changer une corde de
guitare. Ils remirent donc la guitare dans le placard avant que papa ne revienne, en espérant qu'il croirait
que ça s'était fait tout seul. Mais papa n'était pas né de la dernière pluie, et il était furieux. Mes soeurs me
conseillèrent de me faire tout petit et de me cacher. Papa cria après Tito, qui s'était réfugié sur son lit. Tito
avait peur mais papa lui mit la guitare sous le nez en le regardant d'un air inquisiteur et dit : ” Montre-moi
ce que tu sais faire. “
Mon frère reprit ses esprits et lui fit une petite démonstration des trucs qu'il avait appris tout seul. Quand
mon père vit que Tito savait jouer, il se douta bien que ce n'était pas la première fois qu'on lui empruntait
sa guitare, mais que personne ne s'en était servi comme d'un jouet. La corde cassée n'était qu'un incident
normal. C'est là que ma mère est intervenue pour plaider en notre faveur.
Elle parla du talent musical de ses fils, et à force de lui rabâcher que nous étions doués, mon père finit par
les entendre. Et il aima ce qu'il entendait. A partir de ce moment-là, Tito, Jackie et Jermaine se mirent à
répéter ensemble avec acharnement. Deux ans plus tard, alors que j'avais environ cinq ans, maman fit
remarquer à papa que j'avais une belle voix et que je savais jouer des bongos. C'est comme ça que je suis
devenu membre du groupe.
Mon père décida alors que ce qui se passait dans sa famille commençait à devenir sérieux. Il passa de
moins en moins de temps avec les Falcons et de plus en plus de temps avec nous. On travaillait tous
ensemble et il nous apprenait la technique de la guitare et tous les trucs qu'il connaissait. Marlon et moi
étions trop petits pour jouer, mais on regardait et on apprenait en regardant. L'interdiction d'utiliser la
guitare de papa en son absence était toujours maintenue, mais mes frères passaient outre dès
qu'il avait le dos tourné. La maison de la rue Jackson était envahie par la musique.
Papa et maman avaient payé des leçons de musique à Rebbie et Jackie quand ils étaient petits, aussi
avaient-ils de bonnes bases. Nous, nous allions dans les écoles de musique de Gary. Pourtant, tout ce
travail n'était pas suffisant pour user toute notre énergie.
Les Falcons gagnaient de l'argent dans les concerts, et même si cet argent n'était pas régulier, ça faisait
toute la différence pour nous. On avait assez pour manger et vivre, mais bien entendu il ne restait rien de
superflu. Maman travaillait à mi-temps dans le grand magasin Sears. Papa allait encore à l'usine, et tout le
monde mangeait à sa faim. En y repensant, financièrement on se trouvait quand même dans une sorte
d'impasse.
Un soir, papa tardait et maman commençait à se faire du souci. Quand il est arrivé, elle s'apprêtait à lui
tailler un costume. C'était une scène qu'on ne voulait pas manquer. Mais il passa la tête par la porte, avec
un petit sourire malicieux en essayant de cacher quelque chose derrière son dos. Ce fut un choc pour tout
le monde quand il brandit une superbe guitare rouge flamboyante, légèrement plus petite que la sienne. On
espérait tous qu'il nous donnerait la vieille guitare du placard. Mais papa déclara que la nouvelle était pour
Tito. Papa demanda à Tito de nous la prêter à condition que ce soit pour travailler sérieusement. Pas
question de l'emporter à l'école ou de la sortir de la maison pour frimer. C'était un cadeau sérieux et ce
jour-là fut un moment mémorable dans la vie de ma famille.
Maman était contente pour nous, mais elle savait aussi que son mari avait des projets très ambitieux pour
nous. Il avait commencé à lui parler le soir quand nous dormions. Il rêvait, et la guitare n'était que le début
de ses plans. Très vite, il nous a acheté non plus des cadeaux, mais de l'équipement. Jermaine reçut une
basse et un ampli. Jackie, des shakers. Petit à petit, notre chambre se mit à ressembler à un magasin de
musique. J'entendais souvent papa et maman se disputer parce que tous ces instruments et accessoires
coûtaient beaucoup d'argent et qu'elle avait déjà
du mal à joindre les deux bouts. Mais papa savait la persuader et il connaissait toutes les ficelles.
On avait même des micros dans la maison. A l'époque, ça représentait un véritable luxe, surtout pour une
femme qui devait gérer un budget très petit, mais j'ai très vite compris qu'il ne s'agissait pas d'un caprice
inutile. Cela nous permettait de nous préparer pour les concours d'amateurs que nous faisions très
souvent. J'y ai vu des gens qui devaient sûrement chanter très bien quand ils étaient chez eux, mais qui ne
savaient pas se servir d'un micro et qui criaient trop fort, comme s'ils voulaient prouver qu'ils n'en
avaient pas besoin, ou qui tout simplement étaient paralysés dès qu'ils se retrouvaient devant cet appareil.
Ils n'avaient pas l'avantage que nous avions, avantage que seul l'expérience peut donner. Je pense que
cela a rendu jaloux beaucoup de nos concurrents. Il est certain que notre maîtrise des micros nous donnait
un plus sur eux. Mais puisque nous faisions tellement de sacrifices, en loisirs, amis, travail scolaire,
personne n'avait le droit de nous en vouloir. Nous devenions vraiment bons, mais nous travaillions comme
des adultes.
Pendant que je regardais mes frères plus âgés, papa avait décidé de nous joindre deux jeunes garçons à
l'orgue et à la batterie. Il s'agissait de Johnny Jackson et Randy Rancifer. Marlon, quant à lui, jouait des
bongos. Motown a prétendu par la suite qu'ils étaient nos cousins, histoire d'embellir la mythologie
familiale. C'était faux. Par contre, nous étions devenus un véritable orchestre. Moi, j'étais comme une
éponge, et j'essayais d'emmagasiner autant que je pouvais, en observant les autres. J'étais complètement
fasciné quand mes frères répétaient, ou jouaient pour une oeuvre de charité, ou dans les centres
commerciaux. Celui qui m'épatait le plus, c'était Jermaine, parce qu'il était le chanteur, et qu'il était mon
grand frère, Marlon était trop proche de moi. Jermaine m'emmenait à la maternelle, et j'héritais de tous
ses vêtements. Quand il faisait quelque chose, j'essayais de l'imiter. Quand j'y parvenais, je faisais mourir
de rire mes frères et mon père, par contre, quand j'ai commencé à chanter, ils m'ont écouté.
Je chantais avec une voix de bébé, en imitant les sons que j'entendais. J'étais tellement jeune que je
n'avais aucune idée de ce que signifiaient les mots que je disais, mais plus je chantais, plus ma voix
s'affirmait.
J'ai toujours su danser. Comme Marlon n'avait qu'un an de plus que moi, je le suivais partout et je
l'observais, parce que Jermaine devait porter sa basse. Très vite, je me suis préparé à rejoindre mes frères
en m'exerçant à chanter tout seul à la maison. En travaillant tous ensemble, nous avons très vite pris
conscience de nos forces et de nos faiblesses, et chacun trouva sa place, naturellement.

Chapitre 1 (4ème partie)

Notre maison, à Gary, était minuscule. Il n'y avait que trois places, mais à ce
moment-là, elle me paraissait plus grande. Quand on est petit, le monde entier paraît tellement plus vaste.
Quand nous sommes retournés à Gary quelques années plus tard, ce fut une véritable surprise de voir
combien la maison était petite. Elle n'était pas plus grande qu'un garage, et pourtant, quand on y vivait, à
nous les enfants, elle nous convenait très bien.
J'ai un souvenir très vague de l'école, si ce n'est le premier jour d'entrée à la
maternelle, que j'avais détesté : je ne voulais pas quitter ma mère.
Par la suite, comme tous les autres, je m'y suis fait, et j'ai adoré mes institutrices. Elles étaient toujours
très douces et très affectueuses avec moi. Chaque fois que je passais d'une classe à l'autre, elles
pleuraient et m'embrassaient en me disant que ça leur faisait beaucoup de peine que je les quitte. Je les
adorais à un tel point que je volais les bijoux de ma mère pour leur en faire cadeau. Elles étaient très
touchées, mais quand ma mère s'en est aperçue, j'ai dû mettre un terme à ma générosité. Ce besoin que
j'avais de leur donner quelque chose montrait toute la gratitude que j'avais pour l'amour que l'on me
donnait.
Un jour, en primaire, j'ai participé à un petit spectacle, organisé à l'école. Il fallait que chacun participe à
sa manière. En rentrant chez moi, j'en ai parlé avec mes parents. On a décidé que je porterais des
pantalons noirs et une chemise blanche et que je chanterais ” Climb Ev'ry Mountain ” un extrait de ” The
Sound of Music “. Quand j'eus fini de chanter, la réaction du public me submergea. Tout le monde souriait
et la salle croulait sous les applaudissements. Certains étaient debout. Mes institutrices pleuraient. Je n'en
revenais pas. Je les avais rendus heureux. C'était extraordinaire. En même temps, je me sentais
embarrassé, parce que personnellement, je ne me trouvais rien de spécial. Je chantais seulement comme
j'avais l'habitude de le faire chez moi tous les soirs. Quand on est sur scène on n'a aucune idée de l'image
qu'on projette de l'autre côté. On se contente d'ouvrir la bouche et de chanter.
À partir de ce jour, papa a commencé à prospecter pour nous trouver des concours d'amateurs. C'était un
manager de premier ordre. Il dépensait beaucoup d'argent et de temps pour travailler avec nous. Le talent,
c'est Dieu qui nous le donne, mais notre père nous a appris à le cultiver. De plus, je pense qu'on avait
l'instinct du showbusiness. On adorait être sur une scène, et on donnait tout ce qu'on avait dans le ventre.
Chaque soir, à notre retour de l'école, papa s'asseyait à côté de nous, et on répétait. On jouait pour lui, et
il nous faisait ses critiques.
Quand on se plantait ou qu'on faisait les fous, il ne nous ratait pas. Les coups de ceinture pleuvaient ! Il ne
nous passait rien. Il était vraiment très sévère avec nous. Marlon en prenait souvent plus que nous.
Par contre, moi, je me faisais battre pour des bêtises, en dehors des séances de répétition. Papa me rendait
tellement fou de rage et me faisait tellement mal que j'essayais de me rebiffer et de lui rendre ses coups,
ce qui ne faisait qu'aggraver les choses. Je lui balançais une chaussure à la figure, ou je tentais de lui
mettre un coup de poing. Du coup, j'en prenais encore plus que les autres réunis. Je lui rentrais dedans et
mon père me laissait sur le carreau. Maman m'a dit que je m'étais toujours rebiffé contre ses coups, même
quand j'étais tout petit. Cela, je ne m'en souviens pas. Je me rappelle que je courais sous les tables pour
lui échapper, et ça le rendait encore plus fou. Lui et moi, nous avons eu des relations très difficiles.
On répétait ” tout le temps “. Parfois, tard le soir, on s'amusait avec nos jouets. On a pu faire quelques
parties de cache-cache, ou sauter à la corde, tout au plus. La plupart du temps, on travaillait. Je me
souviens que nous nous précipitions tous sur nos instruments dès que nous entendions mon père arriver.
S'il ne nous trouvait pas en train de répéter, ça risquait de chauffer pour nous.
Maman nous aidait autant qu'elle le pouvait. C'est elle qui avait senti notre talent et elle continuait à nous
encourager à utiliser notre potentiel. J'ai du mal à imaginer que nous serions arrivés là où nous sommes
sans son amour et sa bonne humeur. Elle s'inquiétait de nous voir travailler autant, de la tension dans
laquelle nous vivions, mais nous voulions être les meilleurs et nous adorions la musique.
Dans ma ville, à Gary, la musique avait un rôle important. Il y avait déjà des stations de radio locales et
plusieurs night-clubs. Quand papa avait dirigé nos répétitions du samedi après-midi, il allait voir les
spectacles du coin, ou ceux de Chicago. Il voulait se tenir au courant de tout ce qui se faisait pour pouvoir
nous aider. Quand il rentrait, il nous racontait en détail ce qu'il avait vu et entendu. On était au courant
des dernières nouveautés en matière de musique et de show-business.
Même notre façon de nous habiller, sur scène, était marquée par ce qui se faisait de mieux dans les grands
shows de stars. Le dimanche, après la messe, il m'attrapait au vol pour me parler de ce qu'il avait vu la
nuit précédente. Il me jurait que si je voulais m'en donner la peine, je pourrais danser sur une jambe
comme James Brown. Et c'était reparti !....Retour express au monde du show-business après la messe.
Quand j'avais six ans, on a commencé à collectionner les trophées avec notre groupe. Notre place, sur
scène, était immuable ; moi j'étais le second à partir de la gauche, face au public ; Jermaine était à côté de
moi, et Jackie à ma droite. Tito était à l'extrême droite avec sa guitare, juste à côté de Marlon. Jackie,
beaucoup plus grand que nous, était placé derrière Marlon et moi. On a gardé cette disposition, d'un
concours à l'autre, et ça a très bien marché. Pendant que les autres groupes se bagarraient et laissaient
tomber la compétition, nous devenions de plus en plus forts et expérimentés. Comme les gens de Gary
nous voyaient très souvent dans les concours, ils nous connaissaient bien, aussi nous devions essayer de
les surprendre à chaque fois. On ne voulait pas qu'ils se lassent de voir toujours la même chose, et nous
changions très souvent notre numéro. Ça nous permettait d'évoluer, et d'aller
plus loin.
Gagner un concours d'amateurs sur la base d'un passage de deux chansons est une épreuve qui demande
autant d'énergie qu'un concert d'une heure et demi. En effet, il n'y a pas de place pour la moindre erreur,
et la concentration nécessaire pour interpréter une ou deux chansons dépasse de loin celle qu'on a quand
on peut s'offrir le luxe d'en chanter douze ou quinze au cours d'une représentation. Nous avons fait notre
éducation professionnelle grâce à ces concours d'amateurs. Parfois on parcourait des centaines de
kilomètres pour interpréter une ou deux chansons, en espérant que le public ne serait pas contre nous,
sous prétexte qu'on venait d'ailleurs. Nous devions rivaliser avec des gens de tous âges et de tous genres,
que ce soit des comiques, des duos de fantaisistes, ou des chanteurs et des danseurs comme nous. Il fallait
qu'on puisse accrocher le public et le conquérir jusqu'au bout. Aucun détail n'était laissé au hasard. Papa
veillait à ce que tout soit parfait, les vêtements, les chaussures, les cheveux, etc. On avait vraiment l'air
complètement professionnels. Après toute cette mise en place, si nous chantions les chansons comme nous
les avions répétées, les victoires tombaient automatiquement. Ça se produisait immanquablement, même
lorsque nous jouions à Wallace High, dans la partie de la ville qui avait ses artistes locaux. Bien entendu,
ces gens-là avaient leur fans et leur supporters et ça n'était pas facile d'ébranler leur loyauté. Mais quand
le présentateur levait notre main pour déclencher les ovations du public, enregistrées sur l'applaudimètre,
on tenait à leur montrer que nous avions fait mieux que les autres.
En tant que musiciens, Jermaine, Tito et nous tous étions contraints de faire des efforts constants. Notre
manager nous rappelait sans arrêt que James Brown taxait ses musiciens d'amendes sévères chaque fois
qu'ils rataient une attaque, ou qu'ils faisaient une fausse note pendant le spectacle. En tant que chanteur
soliste, je ne pouvais pas me permettre le moindre ” pain “. Je me rappelle avoir joué sur scène un soir,
après avoir eu de la température toute la journée. Dans ces moments-là, c'était très dur de se concentrer,
mais nous étions soumis à une telle discipline de travail, mes frères et moi, que je suis sûr que j'aurais pu
donner mon spectacle pendant mon sommeil. C'est dans cette période qu'il m'était interdit de regarder le
présentateur ou de chercher dans le public le regard d'une personne connue, car cela aurait pu me
distraire. On chantait ce que les gens écoutaient à la radio, ou des classiques que mon père sélectionnait.
Si on se plantait quelque part, ça s'entendait aussitôt, car les fans les connaissaient par coeur. Quand on
apportait le moindre changement aux arrangements, il fallait être sûr que ça sonnerait mieux que la
version originale.
On a gagné le concours de la ville, quand j'avais huit ans, avec notre version d'une chanson des
Temptations qui s'appelait ” My Girl “. Le spectacle avait lieu tout près de chez nous, à Roosevelt High.
Les gens sont restés collés à leur siège en l'entendant. Jermaine jouait de la basse comme un fou, et Tito
était magnifique à la guitare, sans parler de nos chorus à cinq voix et de mon duo avec Jermaine, tandis
que Marlon et Jackie faisaient tourner la chanson comme des pros. Quand on s'est tous passé le trophée
de main en main, c'était du délire. Pendant notre trajet de retour, on l'a posé sur le siège avant de la
voiture, comme un bébé. Papa nous complimentait :
” Quand vous vous donnez à fond comme vous l'avez fait ce soir, ils ne peuvent pas NE PAS vous donner
le prix. “
Nous étions maintenant les champions de Gary. Notre prochaine cible était Chicago, car c'était la région
qui offrait le plus de chances de travail, et là aussi que la réputation se jouait dans le business, à des
kilomètres à la ronde. Nous avons donc planifié minutieusement notre stratégie. Le groupe de mon père
faisait dans le style de Muddy Waters et de Howlin'Wolf, mais il était assez intelligent pour se rendre
compte que ce qui nous plaisait davantage à nous les enfants, c'était des rythmes plus enlevés, et des sons
plus nets. On a eu de la chance parce que beaucoup de gens de son âge n'étaient pas aussi branchés que
lui sur les nouveautés. En même temps, on connaissait des musiciens qui pensaient que le son des années
60 n'était pas pour eux. Papa n'était pas comme ça. Il savait reconnaître le talent d'un chanteur. Il
écoutait avec autant d'attention que nous Smokey Robinson, des Miracles, quand il chantait une de ses
chansons comme ” Tracks of my tears ” ou ” Ooo Baby, Baby “.
A Chicago, les années 60 étaient une grande époque pour la musique. De grands chanteurs comme The
Impressions, avec Curtis Mayfield, Jerry Butler, Major Lance et Tyrone Davis y jouaient sans arrêt, dans
les même endroits où nous passions. Mon père s'occupait de nous à plein temps à ce moment-là et ne
travaillait plus qu'à mi-temps dans son usine. Maman était un peu sceptique, non pas sur nos capacités,
mais parce que mon père était la seule personne qui passait la majorité de son temps à essayer de faire
entrer ses enfants dans le monde du show-business. Quand papa décida de nous faire engager dans une
boîte de nuit, à Gary, au Lucky's, elle était encore plus inquiète. Comme nous passions tous nos
week-ends sur les routes à décrocher des prix dans les concours d'amateurs et que cela nous coûtait très
cher, le contrat au Lucky's rendait la chose possible. Maman était étonnée de voir l'intérêt que nous
suscitions. Elle aimait bien nous voir gagner, mais elle s'inquiétait pour nous. Surtout pour moi, à cause de
mon âge. ” C'est pas une vie pour un gamin de neuf ans “, répétait-elle en fixant mon père obstinément.
Je ne sais pas ce que mes frères et moi espérions, mais le public des boîtes de nuit n'était pas le même que
celui de Roosevelt High . Nous jouions au milieu de médiocres fantaisistes, d'organistes de cocktail et de
strip-teaseuses. Avec mon éducation de Témoins de Jéhovah, j'allais fréquenter des gens décadents et
apprendre des choses qu'il aurait mieux valu que je connaisse le plus tard possible. Elle n'avait pas besoin
de s'inquiéter : j'avais neuf ans mais un seul coup d'oeil à certaines strip-teaseuses ne risquait
certainement pas de me pervertir. D'ailleurs, c'était une vie épouvantable, et de voir cela de près nous
détermina à fuir ces endroits aussi vite et aussi loin que possible.
En travaillant au Lucky's, nous avions pour la première fois un contrat pour cinq sets chaque soir, six
jours par semaine. Il s'agissait d'un vrai show. Et si papa nous trouvait encore un engagement pour notre
journée libre, il ne s'en privait pas. On travaillait dur, mais les clients des bars que nous animions étaient
gentils avec nous. Ils aimaient James Brown autant que nous. On était comme un cadeau en plus de leur
consommation. On plaisantait et on faisait même des gags avec eux. Je me souviens en particulier quand
nous chantions ” Skinny legs and all ” de Joe Tex, je me faufilais dans le public, je rampais sous les tables
et je relevais les jupes des filles pour regarder en dessous. Les gens me lançaient de l'argent, et quand je
commençais à danser, je jonglais avec les pièces et les dollars avant de les mettre dans la poche de ma
veste.

Chapitre 1 (5ème partie
)

Quand j'ai commencé à jouer dans les clubs, je n'avais pas vraiment le trac, à cause de tous les spectacles
d'amateurs que nous avions déjà faits. J'étais déjà prêt à me lancer pour de bon, et ne faire que cela,
chanter, danser, tout en m'amusant.
On s'est produit dans plusieurs clubs de strip-teaseuses. Je me souviens d'un endroit à Chicago où je
restais dans les coulisses pour regarder une fille qui s'appelait Marie-Rose. Je devais avoir neuf ou dix ans.
La fille enlevait tous ses vêtements, y compris son slip, et elle les lançait au public. Les hommes les
ramassaient, les reniflaient et se mettaient à crier. Mes frères et moi, on ingurgitait toutes ces images, et
mon père faisait comme si de rien n'était. On en a vu de toutes les couleurs pendant cette période. Dans
une boîte, je me souviens qu'il y avait un trou entre la cloison de la loge des musiciens et les toilettes. On
pouvait mater à travers une fente et je dois avouer que j'ai vu des trucs inoubliables. Les types dans ce
milieu sont tellement allumés qu'ils passent leur temps à percer des trous dans les toilettes des femmes. Et
nous, on ne valait pas plus cher parce que c'était à qui aurait le droit de regarder par le trou, entre mes
frères et moi, et on se bagarrait tout
le temps :
” Allez, pousse-toi de là, c'est à MON tour ! ”
Plus tard, quand on était au théâtre Apollo à New-York, j'ai vu quelque chose qui m'a vraiment marqué
parce j'ignorais que de telles choses puissent exister. J'avais vu pas mal de numéros de strip-tease, mais ce
soir-là, il y avait une fille absolument magnifique avec des cils incroyables et des cheveux longs qui faisait
son numéro. Elle était vraiment douée. Tout à coup, à la fin, elle enleva sa perruque, sortit deux grosses
oranges de son soutien-gorge, et nous révéla un visage de garçon sous le maquillage. Ça m'a sidéré. Je
n'étais qu'un môme, et je tombais des nues. En regardant le public, je vis qu'ils étaient emballés par ce
spectacle et qu'ils applaudissaient à tout rompre. Moi, j'étais un gamin caché dans les coulisses et je
regardais ces trucs dingues. J'étais stupéfait.
Oui, j'ai vraiment reçu une drôle d'éducation. Pas comme les autres. C'est peut-être ça qui m'a libéré et
m'a permis de me concentrer sur d'autres aspects de ma vie quand je suis devenu adulte.
Un jour, peu de temps après nos expériences dans les clubs de Chicago, papa rapporta une cassette de
chansons que nous n'avions jamais entendues auparavant. On se demandait bien pourquoi il nous faisait
écouter ça, car jusqu'ici, il ne nous passait que des chansons connues. C'était la voix d'un type qui ne
chantait pas très bien, avec un vague accompagnement de guitare. Papa nous dit que le type en question
n'était pas vraiment un chanteur, mais quelqu'un qui écrivait des chansons et qui avait son propre studio
d'enregistrement à Gary. Il s'appelait M. Keith et il nous avait donné une semaine pour apprendre ses
chansons. Nous pourrions en faire un
disque éventuellement. Naturellement, nous étions prêts à enregistrer n'importe quoi pourvu que ce soit
un disque.
Nous avons travaillé surtout la musique, sans nous préoccuper des mouvements de scène qu'il faut
apprendre en même temps, normalement. Ça n'était pas aussi amusant que le répertoire déjà connu, mais
nous étions suffisamment professionnels pour cacher notre déception, et donner tout ce que nous
pouvions. Quand nous avons senti que nous étions prêts et que nous avions fait le maximum, papa nous a
fait faire une petite maquette, après quelques faux départs et quelques critiques sévères. Un ou deux jours
plus tard, papa est revenu de chez M. Keith avec de nouvelles chansons que nous devions travailler pour
notre premier enregistrement.
Comme papa, M. Keith était un ouvrier d'usine qui adorait la musique. Mais il avait aussi un pied dans
l'enregistrement et la production de disques. Son studio et son label s'appelaient Steeltown. Quand j'y
repense, je suis sûr que M. Keith était tout aussi excité que nous à l'idée de faire ce disque. Son studio
était en plein centre ville, et nous sommes allés chez lui un dimanche matin de bonne heure, juste avant
mon émission de télé favorite : ” The Road Runner Show “. M. Keith nous accueillit à la porte et nous fit
entrer dans son studio ; il nous montra une petite cabine en verre avec un tas d'appareils à l'intérieur, et il
nous expliqua à quoi ils servaient ; ce n'était pas le moment de tripoter les machines, du moins dans ce
studio. Je mis un casque sur mes oreilles, et avec cet étrange machin qui me descendait jusqu'au cou, je
décidai d'avoir l'air prêt à tout.
Mes frères essayaient de voir où ils allaient brancher leurs instruments et à ce moment-là, des choristes et
une section de cuivres sont arrivés. D'abord, j'ai cru qu'ils étaient là pour enregistrer après nous. Mais ils
étaient là pour enregistrer avec nous et nous étions ravis. Papa n'avait pas bronché. Visiblement, il était au
courant. C'est pas facile de surprendre mon père. Il nous demanda d'obéir à tout ce que nous demanderait
de faire M. Keith, quand nous serions dans la cabine d'enregistrement. Si nous faisions tout ce qu'il nous
demandait, le disque se passerait très bien.
Quelques heures plus tard, nous avions fini la première chanson de M. Keith.
Certains choristes et joueurs de cuivre n'avaient pas l'habitude de recommencer encore et encore jusqu'à
ce que ça soit parfait. Mais ils n'avaient pas un manager perfectionniste comme le nôtre et ils trouvaient
ça difficile. C'est à ce moment-là qu'on a compris que papa nous faisait travailler comme de vrais
professionnels. Nous sommes revenus plusieurs dimanches de suite, après des répétitions intenses pendant
la semaine. Chaque fois, nous rapportions une copie de l'enregistrement. Un dimanche, papa apporta sa
guitare et il joua avec nous. C'est la seule fois qu'il a enregistré quelque chose avec nous.
Une fois les disques pressés, M. Keith nous donna des boîtes de disques pour que nous puissions les
vendre à l'entracte et après nos spectacles. Nous savions que ce n'était pas la façon dont les groupes
connus opéraient, mais il fallait bien démarrer quelque part, et à cette époque-là, avoir son nom sur un
disque était une affaire. On se sentait vraiment privilégiés.
Ce premier quarante-cinq tours Steeltown, s'appelait ” Big Boy “. C'était une bonne chanson, qui
racontait l'histoire d'un garçon qui tombe amoureux d'une fille. Pour vous donner une idée de la chose,
imaginez un môme maigrichon de neuf ans en train de chanter ça. Les paroles disaient que je voulais
davantage qu'un joli conte de fées, mais en réalité, je ne comprenais rien à ce que je chantais. Je chantais
seulement ce que l'on me demandait de chanter.
Quand ce disque, qui avait une ligne de basse d'enfer, est sorti, et que les radios locales de Gary ont
commencé à le diffuser, c'était vraiment un événement dans le quartier. Personne ne voulait croire que
c'était notre disque. Et même nous, nous avions du mal à y croire aussi.
Après ce premier disque Steeltown, nous avons recommencé à participer aux concours d'amateurs, à
Chicago. Généralement, les autres artistes, surtout ceux qui passaient après nous, me voyaient débarquer
avec stupeur, parce que j'étais minuscule. Un jour, j'ai vu Jackie, plié en deux, mort de rire, comme si
quelqu'un lui avait raconté une histoire vraiment drôle. C'était mal parti pour lui si papa s'apercevait qu'il
était dans cet état avant de monter sur scène. Papa le repéra aussitôt et se dirigea vers lui pour lui dire
deux mots, mais Jackie lui raconta un truc à l'oreille et papa se mit à rire lui aussi en se tenant les côtes.
Moi aussi, je voulais connaître l'histoire. Papa raconta, avec une pointe de fierté dans la voix, que Jackie
avait entendu les autres artistes parler entre eux et l'un d'eux avait déclaré :
” On a intérêt à ne pas se faire avoir par ces Jackson 5, avec ce nain qu'ils ont dans leur équipe. “
J'étais furieux, parce que mon amour-propre étais blessé. Je trouvais ça très méchant. Ce n'était pas ma
faute si j'étais le plus petit, mais tous mes frères étaient écroulés de rire. Papa m'expliqua qu'ils ne riaient
pas de moi. Je devais être fier au contraire d'être pris pour un adulte par nos concurrents. Ils croyaient que
j'étais un des elfes du Magicien d'Oz. Papa ajouta que si nous suscitions autant d'envie et de jalousie de la
part de ces types que nous en avions reçu des gamins de notre quartier, à Gary, c'est que c'était gagné
pour nous à Chicago. Mais ce n'était pas aussi simple. Il fallait d'abord jouer dans les clubs bien côtés de
Chicago. Papa signa un contrat pour que nous puissions passer dans les bons clubs de Chicago et il nous
inscrivit au Théâtre Royal pour un concours d'amateurs. Il était allé voir B.B. King le soir de son fameux
enregistrement en public. On avait d'ailleurs suggéré à Tito de baptiser la guitare que papa lui avait offerte
quelques années plus tôt ” Lucille de B.B. King “, en hommage au musicien.
On a gagné le concours trois semaines de suite, en chantant une nouvelle chanson à chaque fois pour
exciter la curiosité des habitués. Certains concurrents commençaient à trouver qu'on exagérait de revenir
à chaque fois, mais on était tous là pour la même chose : gagner. La récompense la plus alléchante dans ce
concours, c'est que si on gagnait trois fois de suite, on était invités à revenir. Mais cette fois, on était
payés, et ça se passait devant des milliers de spectateurs, et non pas devant quelques dizaines, comme
c'était le cas quand on jouait dans les bars. Nous avons eu le privilège de faire ce spectacle avec Gladys
Knight et les Pips qui chantaient une nouvelle chanson intitulée : ” Through The Grapevine “. Ce fut une
soirée géante.

Chapitre 1 (6ème et dernière partie)

Après Chicago, il restait encore un grand concours d'amateurs à gagner : celui du Théâtre Apollo à
New-York. Beaucoup de gens pensaient que le fait de gagner le concours de New-York était qu'une
question de chance, et rien d'autre. Mais papa était persuadé qu'en plus des gens de talent qui se
produisaient, il y a avait beaucoup plus de gens des maisons de disques et des musiciens professionnels à
New-York qu'à Chicago. Si on pouvait gagner à New-York, on pouvait y arriver n'importe où. C'était ça,
l'Apollo pour papa.
Chicago avait déjà fait parvenir des informations sur nous avant qu'on arrive à New-York et notre
réputation était telle qu'on nous fit passer directement en finale, sans nous imposer les éliminatoires.
Gladys avait déjà évoqué la possibilité pour nous d'aller à Motown, de même que Bobby Taylor, un
membre des Vancouvers qui s'était lié d'amitié avec papa. Bien sûr, on rêvait d'aller auditionner à
Motown, mais c'était un projet qui se réaliserait plus tard.
Nous sommes arrivés à l'Apollo, dans la 125ème rue, avec deux bonnes heures d'avance. Nous nous
sommes baladés dans le théâtre et nous avons admiré toutes les photos d'artistes blancs et noirs qui étaient
venus jouer là. Le manager nous montra les loges, mais moi, j'étais en arrêt devant les photos de mes
chanteurs préférés.
Tandis que mes frères faisaient connaissance avec les autres artistes de la première partie du spectacle,
moi j'observais soigneusement les photos, parce que je voulais m'imprégner de chacun de leurs gestes, de
leurs mimiques. Je regardais la façon dont leur pieds étaient placés, comment ils tenaient leur micro, et je
me demandais pourquoi ils s'y prenaient comme ça. Après avoir étudié James Brown dans les coulisses, je
connaissais chacun de ses pas, de ses grognements, chacune de ses pirouettes. C'est vrai que rien qu'à le
regarder sur scène, on était épuisé, vidé par l'émotion. Sa présence physique ahurissante, le feu qui sortait
de chaque pore de sa peau étaient phénoménaux . On pouvait presque sentir chaque goutte de sueur
coulant sur son visage, et ce qu'il éprouvait à ce moment-là. Je n'ai jamais vu personne se défoncer
comme ça sur une scène. Vraiment incroyable ! Quand je regardais quelqu'un que j'aimais, c'est comme si
j'étais à sa place. James Brown, Jackie Wilson, Sam and Dave, les O'Jays, ils faisaient vraiment ”
travailler ” leur salle. J'ai énormément appris en regardant Jackie Wilson. Tout ceci a contribué à
m'apprendre mon métier.
Nous, on restait là, derrière les rideaux, à regarder les artistes sortir de la scène en sueur, après leur
représentation. Moi, j'étais pétrifié, et je les regardais passer, avec leurs magnifiques chaussures de luxe.
Mon rêve, c'était de pouvoir avoir une paire de chaussures en cuir de cette qualité. J'avais le coeur brisé
parce que ces chaussures n'existaient pas pour les petits garçons. Je faisais toutes les boutiques dans
l'espoir d'en trouver une paire et on me disait à chaque fois : ” On ne les fait pas pour les petites tailles. ”
J'étais très malheureux parce que je voulais avoir les mêmes que celles que j 'avais vues sur scène,
brillantes, chatoyantes, et changeant de reflets sous les lumières. Oh, je voulais tellement avoir les mêmes
chaussures que celles que portait Jackie Wilson !
La plupart du temps, je restais seul en coulisses. Mes frères étaient en haut, en train de manger et de
parler, et moi, j'étais allongé par terre, le nez dans la poussière, tout contre le rideau, et je regardais le
spectacle. Je regardais chaque pas, chaque geste, chaque saut, chaque émotion, chaque changement de
lumière et d'intensité. C'était mon plus grand plaisir et c'était ma façon à moi d'apprendre. J'étais là dès
que j'avais cinq minutes de liberté. Mon père, mes frères, les autres musiciens, ils savaient tous où me
trouver...Ils me taquinaient à ce propos, mais j'étais tellement absorbé par ce que je voyais et ce que je
retenais que ça m'était égal. Je me rappelle tous les théâtres : le Régal, l'Uptown, l'Apollo, trop nombreux
pour les citer tous. C'était inouï le talent qu'on rencontrait dans ces endroits. La meilleure façon de faire
son éducation dans ce métier c'est de regarder les maîtres au travail. Il y a des musiciens, comme
Springsteen et U2 par exemple, qui disent qu'ils ont tout appris dans la rue. Mais moi, je suis un homme de
scène, et c'est sur la scène que j'ai appris, en regardant travailler les autres.
Jackie Wilson était en photo sur le mur de l'Apollo. Le photographe l'avait pris sur le vif, une jambe en
l'air, le torse en extension, quand il chantait une chanson triste comme ” Lonely Teardrops “, personne ne
s'en apercevait, car sa façon de danser était tellement fantastique que le public ne pouvait pas se sentir
triste en le regardant.
La photo de Sam and Dave était en bas dans le couloir, à côté de celle d'un ancien grand musicien de big
band.
Papa avait sympathisé avec Sam Moore. Je me souviens qu'il avait été très gentil avec moi la première
fois que je l'avais rencontré et ça m'avait agréablement surpris. Je chantais ses chansons depuis tellement
longtemps que je craignais qu'il me frotte les oreilles. Et puis surtout, il y avait James Brown, le Roi, M.
Dynamite. Avant lui, les chanteurs n'étaient que chanteurs, et quand en plus ils dansaient ils ne pouvaient
pas le faire avec la même maestria que Fred Astaire ou Gene Kelly, surtout en direct, devant un public.
Mais James Brown était prodigieux, à la fois comme chanteur et comme danseur. Aucun éclairagiste
n'arrivait à le suivre sur scène. Il fallait l'inonder de lumière pour être sûr de ne pas le perdre quand il se
déchaînait. Moi, je voulais être aussi bon que lui.
On a gagné le concours d'amateurs de l'Apollo mais je n'avais qu'une envie, c'était retourner regarder les
photos sur les murs et remercier mes “professeurs”. Papa était tellement heureux ce soir-là qu'il prétendait
qu'il pourrait rentrer à Gary “sur un petit nuage”. Il était fou de joie et de fierté. Mes frères et moi, nous
avions eu “tout bon”, et nous espérions pouvoir sauter une “classe” grâce à cette performance. Je sentais
que bientôt on n'aurais plus besoin de faire des concours d'amateurs et les boîtes à strip-tease...
Pendant l'été 1968, nous avons découvert la musique d'un groupe qui devait
changer notre son et notre façon de voir les choses. Ils n'avait pas tous le même nom de famille, il y avait
des Noirs et des Blancs, des hommes et des femmes et on les appelait Sly And The Family Stone. Ils
faisaient des hits coup sur coup depuis quelques années, comme par exemple “Dance To The Music”,
“Stand”, “Hot Fun In The Summertime”. Mes frères me montraient du doigt quand ils entendaient la
chanson du petit nain qui paraissait grand, et à mon tour, j'arrivais à en rire. On entendait ces chansons 24
heures sur 24, y compris sur les stations de rock. Ils nous ont beaucoup influencés et nous leur devons
beaucoup...
Après l'Apollo, nous avons continué à jouer, un oeil sur les cartes routières, et une oreille branchée sur le
téléphone. Papa et maman avaient décidé qu'on ne devait pas rester plus de cinq minutes pour chaque
communication, mais après notre succès à l'Apollo, ils étaient encore plus sévères. Il ne fallait pas
encombrer la ligne avec nos appels personnels au cas où une maison de disques essaierait de nous joindre.
Nous vivions dans la crainte d'occuper la ligne téléphonique, et de ne pouvoir répondre si on nous faisait
une proposition.
Pendant cette attente, quelqu'un nous avait recommandés pour le show de David Frost, à New-York City.
On allait passer à la télé. C'était le moment le plus excitant de notre vie. Moi j'en parlais à tout le monde,
à l'école, et je répétais deux fois mon histoire à ceux qui ne voulaient pas me croire pour essayer de les
convaincre. On devait partir en voiture quelques jours plus tard. Je comptais les heures. J'avais déjà
imaginé comment les choses de passeraient, à quoi ressemblerait le studio et ce qui se passait quand on
était face à une caméra de télévision.
Mon institutrice m'avait préparé des devoirs pour rattraper mon absence. On avait encore une répétition
en costumes et une dernière sélection de chansons à faire.
Cette après-midi-là, papa nous a dit que le voyage à New-York était annulé.
Stupéfaits, on l'a regardé sans y croire. C'était un vrai choc et j'avais envie de pleurer.
On était tellement près du but ! Comment avaient-ils pu nous faire ça ? Qu'est-ce qui s'était passé ?
Pourquoi M. Frost avait-il changé d'avis ? J'avais la tête qui tournait et je suis sûr que les autres aussi.
“C'est moi qui ai annulé“, déclara calmement mon père. Nous étions trop atterrés pour parler. Alors mon
père déclara :
” Motown a appelé. “
Les jours qui précédèrent ce voyage restent gravés parfaitement dans ma mémoire. Je me revois en train
d'attendre mon petit frère Randy à la sortie de sa classe du cours préparatoire. C'était le tour de Marlon
d'aller le chercher, mais on avait changé nos jours de corvée.
L'institutrice de Randy me souhaita bonne chance pour mon voyage à Detroit, car Randy lui avait dit que
nous allions auditionner pour Motown. Il était très excité, même s'il ignorait où se trouvait Detroit. Toute
la famille ne parlait que de ça et Randy ne savait pas ce qu'était une ville. Alors en classe il cherchait
Motown sur le globe terrestre. L'institutrice me dit que nous devrions chanter la chanson : “You Don't
Know Like I Know”, que plusieurs de ses collègues nous avaient vus interpréter au théâtre Regal de
Chicago. J'aidai Randy à mettre son manteau et lui promis d'y penser, tout en sachant qu'on ne pourrait
pas chanter une chanson de Sam and Dave à une audition de Motown car ils étaient chez un concurrent, la
maison de disques Stax. Papa nous avait prévenus qu'il ne fallait pas faire d'impairs avec ces gens-là. Il
m'avait dit aussi qu'il aimerait bien que son petit garçon de dix ans puisse être célèbre avant ses onze ans.
Quand j'ai quitté le bâtiment de l'école primaire en tenant Randy par la main, j'étais pressé. J'avais peur
des voitures et je fis un signe au gardien de la paix pour qu'il nous aide à traverser. Je savais que LaToya
devait aller chercher Randy à l'école le lendemain parce que Marlon et moi nous serions à Detroit avec les
autres.
La dernière fois que nous étions allés à Detroit, c'était pour chanter au théâtre Fox. Nous étions partis
juste après le spectacle et nous étions arrivés à Gary à cinq heures du matin. J'avais dormi pendant
presque tout le trajet, aussi le lendemain matin, à l'école, j'avais tenu le coup à peu près. Mais vers trois
heures de l'après-midi, c'était comme si j'avais des boulets aux pieds, et je pouvais à peine ouvrir les
yeux.
On aurait pu quitter le spectacle plus tôt, ce soir-là, parce qu'on passait au début. Mais on aurait raté
Jackie Wilson. Je l'avais déjà vu ailleurs, mais sur cette scène-là, avec son groupe, il était inouï. Le
lendemain, à l'école, pendant le récréation, j'ai essayé de faire les pas de danse que Jackie Wilson avait
inventés et pourtant, j'étais mort de fatigue...Les autres gamins me regardaient m'entraîner devant la
glace des toilettes, et le soir, pendant la répétition, j'ai montré à mon père ces nouveaux pas et il m'a
encouragé à les danser sur scène.
Comme je m'apprêtais à traverser la rue avec Randy, j'ai aperçu une grande flaque d'eau au milieu de la
chaussée. Au lieu de la contourner, j'ai lâché la main de Randy et j'ai fait un saut tellement long que j'ai
réussi à ne pas éclabousser mes vêtements en arrivant de l'autre côté. Je savais que Randy allait essayer
de m'imiter. Il s'apprêtait à foncer, mais je savais qu'il était trop petit pour passer de l'autre côté sans
tomber dans la flaque, aussi. Étant avant tout un grand frère avant d'être un professeur de danse, j'ai
bondi sur lui juste à temps pour l'empêcher de s'affaler dans l'eau.
De l'autre côté de la rue, il y avait des gamins en train d'acheter des bonbons, et même ceux qui étaient
méchants avec nous à l'école m'ont demandé la date de mon départ pour Motown. J'ai acheté des
bonbons pour Randy, je leur en ai offert, avec mon argent de poche, et je leur ai répondu gentiment. Je ne
voulais pas que Randy soit malheureux de nous voir partir sans lui.
Comme nous approchions de la maison, j'ai entendu Marlon hurler :
“Fermez la porte s'il vous plaît !“
Les portes de notre minibus VW étaient grandes ouvertes, et j'ai frissonné en pensant qu'il allait faire
froid pour aller à Detroit. Marlon était déjà en train d'aider Jackie à mettre nos affaires dans le bus. Pour
une fois, Jackie et Tito étaient arrivés largement en avance à la maison. Ils étaient censés s'entraîner au
basket-ball à cette heure-là avec leur équipe du lycée et papa était en train de taquiner Jackie en lui disant
que la prochaine fois que nous irions chanter à Indianapolis, ce serait pendant les mi-temps et son équipe
gagnerait sûrement le championnat. Papa adorait ce genre de défi, parce qu'avec nous tout pouvait
arriver. Il voulait qu'on soit les meilleurs dans tous les domaines, pas seulement en musique. Cette
ambition lui venait certainement de son père qui était instituteur. Une chose était sûre, mes
institutrices étaient beaucoup moins dures et exigeantes que lui, et pourtant elles étaient payées pour ça.
Maman nous a apporté une bouteille thermos et des sandwiches. Elle m'a
recommandé une fois de plus de ne pas froisser ma chemise de concert, celle qu'elle avait fini de coudre
la veille au soir. Randy et moi avons mis quelques paquets dans le bus et nous sommes retournés dans la
cuisine, où Rebbie, après avoir couché la petite Janet, servait le souper de mon père.
Rebbie, ma soeur aînée, n'avait pas la vie facile. Si tout se passait bien avec
Motown, nous devions déménager et elle irait dans le Sud avec son fiancé. Quand maman n'était pas là,
elle s'occupait de tout à la maison. Maman avait entrepris de passer son bac en suivant des cours du soir,
car elle n'avait jamais pu le passer à cause de sa maladie. Je n'arrivais pas à croire qu'elle pouvait faire un
truc pareil. J'avais peur qu'on se moque d'elle à l'école, car elle avait sûrement des camarades de l'âge de
Tito et de Jackie. Mais elle m'a expliqué en riant que les gens qui passaient leur bac en même temps
qu'elle étaient des adultes. C'était curieux d'avoir une mère qui faisait ses devoirs de classe en même
temps que nous.
Le chargement des bagages prit moins longtemps que d'habitude. En principe, Ronnie et Johnny auraient
dû venir avec nous, mais ils ne venaient pas cette fois-ci, car les musiciens de Motown devaient nous
accompagner sur place en studio. Jermaine était dans notre chambre en train de finir de se préparer. Il me
dit que ça serait chouette d'aller à Motown tout seuls, puisque Jackie avait son permis de conduire, et
qu'il avait un jeu de clés du bus...C'était drôle d'imaginer la scène, mais au fond, on savait bien que
c'était impossible, Même lorsque c'était maman qui dirigeait les répétitions, parce que papa ne pouvait pas
se libérer plus tôt à cause de son travail d'équipe à l'usine, c'était comme si ses yeux et ses oreilles étaient
encore dans la pièce avec nous. Elle savait toujours ce qui avait bien marché ou non la veille, et ce qui ne
collait pas ce jour-là. Dès qu'il arrivait, papa le savait aussi. C'est comme s'ils avaient un code secret
entre eux. Rien qu'en regardant maman, il savait toujours si on avait bien travaillé.
Les adieux furent rapides, au moment du départ pour Motown. Maman avait
l'habitude de nous voir partir plusieurs jours de suite, pendant l'année scolaire et pendant les vacances.
LaToya faisait un peu la tête parce qu'elle aurait voulu venir avec nous. Elle nous avait vus jouer
seulement à Chicago et nous n'avions jamais pu rester assez longtemps au même endroit, à Boston ou à
Phoenix, ne serait-ce que pour lui rapporter un petit cadeau. J'imagine qu'elle devait nous envier nos vies
aventureuses pendant qu'elle restait à la maison. Rebbie était occupée à coucher Janet mais elle nous
appela pour nous dire au revoir. Je fis un dernier câlin à Randy et nous sommes partis.
Papa et Jackie regardaient la route sur la carte, plus par habitude que par nécessité, parce que nous étions
déjà allés à Detroit. Nous sommes passés par le centre-ville, devant le studio de M. Keith. Nous avions fait
plusieurs maquettes chez lui, que papa avait envoyées à Motown après notre 45 tours. Le soleil se
couchait quand nous avons rejoint l'autoroute. Marlon déclara que si on entendait une de nos chansons en
voiture, sur une des stations locales, ça nous porterait bonheur. Papa lui demanda de la fermer et nous
passa le thermos tandis que nous trafiquions le bouton de la
radio pour essayer de tomber sur notre groupe. Finalement, on a fini par écouter les Beatles sur une radio
canadienne de l'Ontario.
J'ai toujours été un fan du jeu de Monopoly à la maison et ce voyage à Motown me faisait penser à ce jeu.
Au Monopoly, il faut avancer sur les cases en achetant des propriétés et en réfléchissant à ce qu'il vaut
mieux faire et ne pas faire. Notre circuit de galères dans les boîtes de nuit et les concours d'amateurs avait
été du même ordre. Il fallait éviter les puits et les embûches sinon on devait retourner à la case départ sans
toucher la prime. En résumé nous nous étions déjà arrêtés plusieurs fois en cours de route, et nous avions
fini par arriver au théâtre Apollo à Harlem, ce qui équivalait à une superbe carte “chance” pour des jeunes
joueurs comme nous. Maintenant on était en route pour Motown. Est-ce qu'on allait gagner la partie, ou
bien est-ce qu'on devrait mariner plusieurs tours en prison en attendant l'occasion de sortir ?
Quelque chose avait changé en moi ; je le sentais très fort. J'en frissonnais, dans le minibus. Pendant des
années, nous avions fait le projet de “tout casser” à Chicago, en nous demandant si nous pourrions
seulement sortir de la petite ville de Gary, et nous avions réussi à prouver que nous étions assez forts pour
y arriver. Puis nous avions pris le pari d'aller jusqu'à New-York, persuadés que, pour nous, ce serait la
catastrophe si ça ne marchait pas. Même pendant les soirées de concerts à Philadelphie ou Washington, je
me demandais tout le temps si un groupe inconnu n'allait pas nous battre à plate couture en arrivant à
New-York. Quand on fait un tabac à l'Apollo, on s'est dit que rien ne pourrait plus nous arrêter. Cette
fois, on était en route pour Motown, et on avait le vent en poupe. C'est nous qui allions leur en mettre
plein la vue, comme on l'avait toujours fait. Papa a sorti de la boîte à gants la feuille de route
dactylographiée, et nous avons quitté l'autoroute, en prenant la sortie de Woodward Avenue.
Il n'y avait pas beaucoup de monde dans les rues parce que c'était un jour de semaine pour les autres.
Papa était un peu inquiet parce que, contrairement à l'habitude, ce n'est pas lui qui avait réservé l'hôtel,
mais les gens de Motown.
Papa était notre agent, notre tourneur, notre manager, et notre régisseur. Quand ce n'était pas lui qui
s'occupait de ces choses, c'était maman qui prenait le relais. Pas étonnant qu'il se sente mal à l'aise à
l'idée de ne pas faire les réservations d'hôtel lui même.
Nous avions des chambres à l'hôtel Gotham. Les réservations avaient été faites en temps et en heure et
tout était parfait. Il y avait une télé dans la chambre, mais on était tellement fatigués qu'il n'était pas
question de traînasser, surtout avec l'audition qu'on devait passer à dix heures le lendemain matin. Papa
nous a enfermés à clé et il est sorti. Jermaine et moi nous nous sommes endormis sans dire un mot.
Le lendemain matin, nous étions tous réveillés avant que papa nous appelle. Nous étions tout aussi excités
que lui. Cette audition était inhabituelle pour nous parce que, jusqu'ici, les gens que nous avions
rencontrés dans les différents endroits où nous avions chanté ne s'attendaient pas à ce que nous soyons
aussi professionnels. Ce serait peut-être plus difficile cette fois-ci. Le public nous avait toujours acclamés
dès le début, dans les boîtes comme dans les concours, et papa disait que plus on passait de temps sur
scène, plus ils en voulaient.
Nous sommes remontés dans le bus VW après avoir pris un bol de céréales et du lait dans un snack-bar. Il
y avait des “rillons” au menu, signe qu'il y avait beaucoup de gens du Sud parmi les clients. Nous n'étions
jamais allés dans le Sud, bien que maman ait ses racines là-bas. C'était notre désir le plus cher d'aller
visiter cette région pour mieux connaître nos frères de couleur, surtout après la mort du docteur Martin
Luther King. Je me rappelle le jour où il est mort. Tout le monde était bouleversé. Nous n'avons pas
répété cette nuit-là. Je suis allé à l'église avec maman et les autres. Les gens pleuraient comme s'ils
avaient perdu un membre de leur famille. Même les hommes, qui d'habitude sont moins démonstratifs,
n'arrivaient pas à contrôler leur émotion. J'étais trop jeune pour comprendre l'aspect tragique de la
situation, mais quand j'y pense aujourd'hui, j'ai envie de pleurer, pour le docteur King, sa famille, et pour
nous tous.
Jermaine fut le premier à localiser le studio, qui avait la réputation de produire les plus grands hits des
USA. Il avait l'air assez mal tenu, et je ne m'attendais pas à ça. Nous nous demandions qui nous allions
rencontrer au cours de cette journée. Papa avait exigé que nous nous taisions. Lui seul avait le droit de
parler. Nous n'avions qu'à faire notre travail et à nous défoncer encore plus que d'habitude. Ça paraissait
difficile, parce qu'on se donnait toujours à fond, mais on comprenait ce qu'il voulait dire.
Il y avait beaucoup de gens qui attendaient à l'intérieur, mais papa parlementa avec un type en chemise
blanche et cravate qui était venu nous accueillir. Il nous connaissait chacun par notre propre prénom, ce
qui était stupéfiant. Il nous demanda de poser nos manteaux et de le suivre. Les autres nous regardaient
comme si nous étions transparents. Je me demandais ce qu'ils pouvaient bien faire là, d'où ils venaient, et
s'ils attendaient dans cet endroit depuis des jours et des jours dans l'espoir d'avoir un rendez-vous.
Quand nous sommes entrés dans le studio, un des types de Motown était en train de régler une caméra
vidéo. Papa disparut dans une des cabines téléphoniques pour parler à quelqu'un. Moi j'essayais de faire
comme si on était au théâtre Fox, comme s'il s'agissait d'une représentation comme les autres. En
regardant autour de moi, je décidai que si un jour j'avais mon propre studio, j'aurais un micro semblable à
celui de l'Apollo, un qui disparaît dans le sol. Un jour j'avais failli me casser la figure en descendant les
marches du sous-sol pour essayer de voir où il disparaissait.
Puis nous avons fait notre “travail”. La dernière chanson que nous avons chantée s'appelait “Who's
Lovin' You”. A la fin, personne n'a applaudi. Pas un mot, rien ! Moi je ne supportais pas de ne pas savoir
ce qu'ils en pensaient alors j'ai dit :
“C'était comment ?“
Mais Jermaine m'a fait signe de me taire. Les musiciens qui nous avaient
accompagnés se marraient derrière nous. L'un d'eux m'a fait un petit clin d'oeil et s'est mis à rire. Je ne
savais pas où me mettre et je suis sûr que mes frères éprouvaient la même chose.
Le type qui nous a raccompagnés a seulement dit : ” Merci d'être venus. ” Le visage de papa était
impénétrable. Il ne montrait aucun signe de plaisir ou de mécontentement. Il faisait encore jour quand on
est partis. On est revenus à Gary par la 194, complètement éteints, surtout à l'idée d'avoir les devoirs de
classe à faire en arrivant pour le lendemain matin. Tout ça pour ça ?

La terre promise
Chapitre 2 (1ère partie)

C'était la jubilation totale quand nous avons appris que nous avions réussi notre audition à Motown. Je me souviens que Berry Gordy nous a tous fait asseoir et il nous a dit qu'on allait écrire une page d'histoire tous ensemble.

” Je vais faire de vous les plus grandes stars du monde, et on parlera de vous dans les livres d'histoire. “

C'est exactement ce qu'il nous a dit. Et nous, en entendant ça, on a sauté de joie en criant : ” Ouais ! Okay ! “.

Je n'oublierai jamais ce moment. Il nous avait tous invités chez lui et c'était comme si nous étions en train de vivre un vrai conte de fées. Nous écoutions cet homme, bourré de talent, tellement puissant, nous prédire un succès hors du commun :

” Votre premier disque sera numéro un, votre second disque sera numéro un et votre troisième disque aussi. Trois tubes d'affilée !... Vous serez au top de tous les palmarès, comme Diana Ross et les Suprêmes l'ont été. “

Personne ne disait de choses pareilles à l'époque, mais il avait raison, c'est
exactement ce qui nous est arrivé.

Je me demande encore comment je pourrais redonner à Diana Ross tout ce qu'elle a fait pour nous pendant cette période, car dès que nous l'avons rencontrée, en attendant que mes parents trouvent une maison en Californie, nous avons vécu avec elle, et chez elle, pendant plus d'un an. Nous avions trouvé un système très pratique : certains d'entre nous habitaient chez Berry Gordy et les autres chez Diana ; puis on changeait. Elle a été merveilleuse et elle s'est vraiment bien occupée de nous. C'était super pour nous, car Diana et Berry habitaient dans la même rue à Beverly Hills. On pouvait aller à pied de la maison de l'un à celle de l'autre. La plupart du temps, je passais la journée chez Diana, et la nuit chez Berry. Ce fut une période importante de ma vie, car Diana aimait beaucoup les arts, la peinture notamment, et elle m'a appris à l'apprécier. Elle m'a vraiment initié dans ce domaine. Tous les jours, on allait acheter du papier et du matériel de peinture. Quand on n'était pas en train de peindre ou de dessiner, c'est qu'on était en train de visiter un musée. Elle m'a fait découvrir les grandes ½uvres de Michael-Ange, Degas, et depuis je n'ai jamais cessé de m'intéresser à la peinture. Je lui dois beaucoup. Tout cela était tellement nouveau, tellement excitant pour moi. C'était vraiment différent de ce que j'avais l'habitude de faire, à savoir, vivre et respirer la musique, en répétant
chaque jour, y compris les jours de fête et les dimanches. Comment croire qu'une grande star comme Diana ait pu prendre la peine et le temps d'enseigner la peinture à un gamin, et de l'initier à l'Art ? Je l'ai toujours aimé à cause de cela et je l'aime encore. Je suis fou d'elle. Elle a été ma mère, ma maîtresse et ma soeur en même temps, et c'est une femme étonnante.

Ce fut une période dingue pour mes frères et moi. Quand on a quitté Chicago pour aller en Californie, c'est comme si on découvrait un autre pays, un autre monde. C'était un enchantement permanent de se retrouver là-bas. J'étais déchaîné. J'allais partout, à Disneyland, Sunset Strip, à la plage. Mes frères étaient heureux comme des poissons dans l'eau. On était comme des mômes qui entrent pour la première fois dans une confiserie. La Californie étais un paradis : les arbres avaient des oranges et des feuilles en plein milieu de l'hiver. Il y avait des palmiers et des couchers de soleil merveilleux et la température de l'air était toujours douce. Chaque journée était une fête. Je faisais des choses que j'aimais et je ne voulais pas que ça s'arrête. Puis je m'apercevais que je pouvais faire quelque chose d'autre et que ça serait tout aussi passionnant. C'était une période enivrante.

Le plus extraordinaire dans le fait de vivre là-bas, c'est que l'on pouvait rencontrer toutes les plus grandes stars de Motown qui avait émigré en Californie avec Berry Gordy quand il avait quitté Detroit. Je me souviens, quand j'ai serré la main de Smokey Robinson pour la première fois. C'était comme si je me trouvais en présence d'un roi. J'ai raconté à ma mère qu'en touchant sa main c'était comme si j'avais touché un coussin précieux. On ne sait jamais les impressions que les gens éprouvent à notre égard dans des moments pareils quand on est soi-même une star, mes les fans le savent bien. Moi, du moins, je le sais. Je me rappelle, je me promenais partout en disant : ” Sa main est si douce. ” Quand j'y repense, je me trouve ridicule, mais il m'a vraiment impressionné. Oui, j'avais touché la MAIN de Smokey Robinson.

Il y a beaucoup d'autres artistes, musiciens, écrivains, que j'admire. Quand j'étais jeune, les gens que j'admirais étaient les grands showmen : James Brown, Sammy Davis Junior, Fred Astaire, Gene Kelly. Ce sont des gens qui touchent tout le monde. C'est ça le génie, le ” quelque chose de plus que les autres n'ont pas “. C'est comme les ½uvres de Michel-Ange. Je ne m'en lasse jamais, et c'est la même chose pour certaines chansons, ou certaines voix qui m'émeuvent plus que les autres. Un dessin ou une peinture peut révéler un univers. De la même manière, une performance d'acteur ou de troupe peut me transformer.

À cette époque-là, Motown n'avait jamais enregistré de groupes d'enfants. En fait le seul enfant qui ait jamais été produit était Stevie Wonder. Aussi Motown était déterminé, quitte à promouvoir des mômes, à ce qu'ils soient, non seulement bons chanteurs et bons danseurs, mais aussi à ce qu'ils aient quelque chose de plus. Il voulait que le public nous aime, non seulement pour nos disques, mais aussi pour ce que nous représentions. Il voulait que nous donnions une image qui serve d'exemple aux autres gamins : nous devions bien travailler à l'école, être polis, et gentils avec nos fans, avec les journalistes et tous ceux qui nous approchaient. C'était très facile pour nous, car c'est comme ça que ma mère nous avait élevés. C'était une seconde nature chez nous. Le seul problème avec l'école, c'est que nous étions devenus tellement célèbres que les gens venaient nous regarder par les fenêtres de l'établissement, pour essayer d'avoir des autographes. J'essayais de faire mon possible, mais finalement c'est devenu trop compliqué et on nous a donné des professeurs à domicile.

Pendant cette période, nous avons eu avec nous une dame qui a beaucoup compté dans notre vie. Elle s'appelait Suzanne de Passe et elle travaillait pour Motown. C'est elle qui nous donna notre éducation religieuse dès que nous sommes arrivés à Los Angeles. Elle est devenue notre manager pour les Jackson 5. De temps en temps, nous dormions chez elle, nous y prenions nos repas, et nous jouions avec elle. On formait une équipe très joyeuse, et elle était toujours pétillante de gaieté et de jeunesse. Elle a beaucoup contribué à modeler notre image, et je lui serai éternellement reconnaissant de ce qu'elle a fait pour nous.

Je me souviens qu'elle nous montrait des petits croquis au fusain qui nous représentaient. Sur chaque dessin, nous avions une coupe de cheveux différente, et des vêtements de couleurs et de style différents. Quand on s'est tous mis d'accord sur la coiffure, nous sommes allés chez le coiffeur pour qu'il nous fasse la coupe que nous avions choisie. Puis, nous sommes allés dans un grand magasin de vêtements, pour essayer tout ce qui nous semblait intéressant. Mais comme les vêtements ne nous plaisaient pas, on a repris nos croquis et on a recommencé.

Nous avions des cours de bonnes manières et de grammaire. On nous donnait une liste de questions susceptibles de nous être posées par les gens. Il fallait donner des réponses sur nos goûts, nos loisirs, notre enfance, dire pourquoi on aimait chanter tous ensemble. Les fans et les reporters voulaient toujours savoir notre âge la première fois que nous avions mis les pieds sur une scène. Pour nous, c'était difficile de déballer notre vie privée, même si on appréciait l'intérêt des gens pour notre musique.

Les gens de Motown nous entraînaient à répondre à des questions qu'on ne nous avait pas encore posées. Ils nous faisaient passer des tests de grammaire, de bonnes manières à table. Quand tout ceci fut au point, ils mirent la dernière touche à la longueur de nos nouvelles coiffures ” afros ” et de nos manches de chemises.

Après quoi, on nous a proposé une nouvelle chanson qui s'appelait : ” I Want You Back “. La chanson avait une histoire, comme c'est souvent le cas. Elle avait été écrite par un type de Chicago qui s'appelait Freddie Perrin. Il avait été le pianiste de Jerry Butler quand nous étions passés pour la première fois au night-club de Chicago. Il avait eu de la peine pour les petits gamins que nous étions à l'idée que si le patron de la boîte embauchait des mômes, c'est qu'il nous payait avec un lance-pierre. Son opinion changea radicalement quand il nous vit jouer.

Au départ, cette chanson s'appelait ” I Want To Be Free ” et elle avait été écrite pour Gladys Knight. Freddie avait même pensé que Berry pourrait ” contourner” Gladys et donner la chanson aux Suprêmes. Entre-temps, Berry raconta à Jerry qu'il venait juste de signer avec un groupe de gamins de Gary, dans l'Indiana. Freddie comprit que c'était nous et décida de miser sur le bon cheval.

Quand on avait enregistré dans le studio Steeltown, Jermaine et Tito s'étaient donné beaucoup de mal pour jouer le mieux possible. Quand ils entendirent la maquette de ” I Want You Back “, ils écoutèrent attentivement la ligne de basse et de guitare, mais papa les rassura en leur disant que Motown ne leur demandait pas de jouer sur l'enregistrement de nos disques. La section rythmique serait prise en charge par des musiciens du studio, avant les voix. Mais il fallait continuer à pratiquer nos instruments sans relâche, car ce serait d'autant plus difficile en concert, devant nos fans, et il ne s'agissait pas de les décevoir. En attendant, nous devions tous apprendre nos textes et nos entrées.

# Posté le mardi 21 juillet 2009 10:11

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 17:33

- Biographie

- Biographie
__________Selon Wikipédia :

Michael Joseph Jackson (Gary, 29 août 1958 – Los Angeles, 25 juin 2009 (à 50 ans)), est un chanteur, danseur-chorégraphe, auteur-compositeur-interprète et homme d'affaires américain[2],[3]. Septième d'une famille de neuf enfants, il commença sa carrière professionnelle à l'âge de onze ans au sein des Jackson Five, puis sa carrière solo en 1971 tout en restant membre du groupe. Surnommé par la suite « The King of Pop »[4],[5], il sortit six albums studio figurant parmi les plus vendus au monde : Off the Wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1991), HIStory (1995) et Invincible (2001).

Au début des années 1980, Michael Jackson devint une figure majeure de la musique pop et l'une des plus célèbres du XXe siècle. Les courts-métrages comme Beat It, Billie Jean ou Thriller donnèrent un nouvel élan aux vidéo-clips musicaux. Au cours de ses concerts, vidéos et apparitions publiques, il popularisa largement de nombreux pas de danse, dont le Moonwalk, qui devint sa signature. Son style vocal et musical a influencé beaucoup d'autres artistes de hip-hop, pop et R'n'B.

Au cours de sa carrière, Michael Jackson battit nombre de records de l'industrie du disque. Les estimations du total de ses ventes sont estimées à plus de 750 millions[6][7], ce qui le classe parmi les plus gros vendeurs d'albums de tous les temps. Thriller, dont les estimations des ventes varient entre 65 et 118 millions, est quant à lui l'album le plus vendu de l'histoire de la musique[8],[9]. Il remporta plus de prix que n'importe quel autre artiste[10] et fut élu Artiste du Millénaire aux World Music Awards en 2000[11].

Michael Jackson récolta et donna plus de 400 millions de dollars pour des ½uvres caritatives, notamment grâce à sa tournée Dangerous World Tour, mais son image publique a été considérablement ternie à cause de certains aspects de sa vie privée, notamment son goût pour la chirurgie esthétique, son mode de vie excentrique et deux accusations d'abus sexuel sur mineur, pour lesquelles il fut respectivement relaxé et acquitté. Ses deux mariages et ses trois enfants furent également à l'origine de polémiques, notamment sur sa paternité.

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 13:56

Jackson5

Jackson5
__________Selon Wikipédia :

Lancé et managé par leur père Joe Jackson, le groupe de départ (The Jackson Brothers) est composé de ses trois fils aînés Sigmund Esco surnommé Jackie (né le 4 mai 1951), Toriano Adaryll surnommé Tito (né le 15 octobre 1953), le leader du groupe Jermaine (né le 11 décembre 1954) ainsi que deux musiciens : Johnny Jackson (aucun lien familial) et Ronnie Rancifer. En 1965, alors que s'ajoutent les cadets Marlon (né le 12 mars 1957) et Michael (né le 29 août 1958 - mort le 25 juin 2009), le groupe opte désormais pour le nom des Jackson Five. Le plus jeune membre du groupe, Michael, qui a alors tout juste 6 ans, s'avère rapidement le plus charismatique et le plus doué, c'est pour cela qu'il sera mis en avant et assurera la majorité des solos.

En 1968, le groupe signe sur le label Motown et impose un style vite baptisé « Bubblegum Soul » par Berry Gordy. Le groupe enchaîne les singles classés numéro 1 au Billboard : I Want You Back, ABC, The Love You Save, et I'll Be There. Ces 4 singles seront successivement propulsés en tête des charts américains, ce qui ne s'est plus reproduit depuis pour aucun autre groupe [1]. Le groupe devient alors l'un des fleurons de la Motown.

La « Jacksonmania » gagne rapidement le pays. Il y aura même deux séries de dessins animés qui seront consacrées au groupe : The Jackson 5ive et The New Jackson 5ive Show (1971-1972, 24 épisodes au total). On y voit les cinq frères héros de séries animées illustrées par leurs plus grands tubes (deux par épisode). Les dessins des personnages ont été réalisés par Jack Davis, d'après des bandes vidéo. Les voix de chacun des héros étaient interprétées par des acteurs professionnels et non par les Jackson eux-mêmes. Le scénario du tout premier épisode raconte leur rencontre avec Berry Gordy, la signature de leur contrat, la présentation médiatique des Jackson 5 par Diana Ross et leurs débuts chez Motown.

En 1976, la fratrie quitte Motown pour CBS. Jermaine, préférant rester au sein de la Motown, quitte le groupe et se fait rapidement remplacer par Randy (né le 31 octobre 1961), le plus jeune des frères Jackson. Le nom Jackson Five étant la propriété de Motown, ils se font donc appeler The Jacksons (« Les Jackson » en français). Le groupe prend désormais la direction de ses ½uvres et se produit alors à Las Vegas, entre autres. Jermaine rejoindra à nouveau le groupe dès 1984 (Album Victory). Les garçons mûrissant et s'essayant progressivement à des carrières solo plus poussées (Michael et Jermaine notamment), le groupe ralentit ses activités jusqu'à l'ultime album 2300 Jackson St. en 1989.

Une mini-série télévisée (quatre épisodes) est consacrée à la saga des Jackson, The Jacksons: An American Dream (1992).

Le groupe s'est reformé pour un concert en 2001 pour l'anniversaire des 30 ans de carrière solo de Michael.

Malgré les rumeurs persistantes et les annonces publiques de Jermaine Jackson, Michael Jackson déclara en octobre 2008 qu'il n'avait pas l'intention de rejoindre les Jackson 5 : « Mes frères et s½urs bénéficient de tout mon amour et mon soutien et nous avons assurément partagé beaucoup de magnifiques expériences mais à l'heure actuelle, je n'ai pas l'intention d'enregistrer ou de partir en tournée avec eux. En ce moment, je suis en studio en train de développer de nouveaux et excitants projets que j'espère pouvoir bientôt partager avec mes fans en concert[2] ».

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 14:01

- Les enfants du King

- Les enfants du King


























Prince Michael Junior est né le 13 février 1997.
Paris Katherine Jackson née le 3 avril 1998
Prince Michael 2 né le 24 février 2002.
Photo: Au Stapel Center ; cérémonie d'hommage à Michael

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 14:40

Modifié le mardi 21 juillet 2009 09:57

- Récompenses

- Récompenses
1970

NAACP Image Award : Meilleur Groupe de l'Année (Les Jackson Five)

1971

Grammy Awards: Meilleure chanson Pop,
NAACP Image Award : Meilleur Groupe de l'Année (Les Jackson Five)

1972

Billboard Music Awards : Single de l'Artiste de l'année au Top - Singles Masculin de l'année au Top.
Golden Globe Award : « Ben » NAACP Image Awards: Meilleur Groupe (Les Jackson Five)
Congrès U.S.: Recommandation Spéciale comme modèle pour son rôle positif

1974

The Organization Of African Unity: Les Jackson 5 sont récompensés pour le soutien apporté à la communauté Afro-Américaine.

1975

Black Caucus: Les Jackson Five sont nommés membres honoraires.

1980

American Music Awards : Artiste de Soul favori - Album Soul favori, « Off The Wall » Single Soul favori, « Don't Stop 'Til You Get Enough »
Billboard Music Awards : Artiste noir au Top - Album d'un noir au Top, « Off The Wall »
Cashbox : Album Soul de l'année « Off The Wall »
Grammy Awards: Meilleure Performance « Don't Stop 'Til You Get Enough »
Walk of Fame d'Hollywood : Les Jacksons recoivent une étoile.
NAACP Image Award : Meilleur Groupe

1981

American Music Awards : Vocaliste Masculin favori - Album Favori Soul/R&B « Off The Wall »
Récompense de l'Industrie Phonographique Britannique: Album « Off The Wall »
Cashbox : Album Soul de l'Année « Off The Wall »
NAACP Image Award : Meilleur Groupe

1983

Black Gold Awards : Vocaliste Masculin au Top- Meilleure Performance Vidéo, « Beat It », Meilleur Single de l'Année « Billie Jean », Meilleur Album « Thriller »
Billboard Music Awards : Artiste Pop de l'Année, Artiste Noir de l'Année, Album Pop de l'Année « Thriller », Album Pop d'un Artiste, Single Pop d'un Artiste, Single Pop d'un Artiste Masculin, Album d'un Artiste Noir « Thriller », Single d'un Artiste Noir, Artiste Dance/Disco, Dance/Disco 12" LP « Billie Jean », Dance/Disco 12" LP « Beat It
Billboard Video Awards : Meilleure Vidéo Mondiale »Beat It", Meilleure Performance pour un Artiste Masculin,Meilleure Utilité d'une Vidéo pour mettre en valeur une chanson d'un Artiste « Beat It », Meilleure Chorégraphie « Beat It »
Cashbox : Artiste Masculin Numéro Un, Single Pop au Top « Billie Jean », Single d'un Artiste Masculin au Top, Album d'un Noir au Top, Album Pop au Top, Artiste Noir Masculin au Top, Single d'un Artiste Noir au Top, Single d'un Noir au Top « Billie Jean »
Rolling Stone : Vote des Lecteurs - Artiste de l'Année, Vote des Lecteurs - Artiste Soul, Vote des Lecteurs - Vidéo « Beat It », Vote des Lecteurs - Producteur, Vote des Critiques - Artiste de l'Année, Vote des Critiques - Vidéo « Beat It », Vote des Critiques - Vocaliste Masculin, Vote des Critiques - Artiste Soul
Australie : Album de l'Année, Single de l'Année,
Brésil : Artiste International de l'Année,Grèce: Record de l'Année
Hollande : Album de l'Année
Italie : Artiste de l'Année
Japon :Artiste de l'Année, Meilleur Vocaliste Masculin, Album de l'Année
Espagne : Album étranger le plus important
Grande-Bretagne :Album de l'Année-Artiste de l'Année

1984

American Music Awards : Récompense Spéciale de l'Année, Vocaliste Masculin Favori - Pop/Rock, Single Favori - Pop/Rock « Billie Jean », Album Favori - Pop/Rock « Thriller », Vidéo Favorite- Pop/Rock « Beat It », Album Favori- Soul/R&B « Thriller », Vocaliste Masculin Favori - Soul/R&B, Vidéo Favorie - Soul/R&B « Beat It »
American Video Awards : Meilleure Vidéo Longue Durée, Meilleure CassetteVideo
Billboard Music Awards : Top Album
Canadian Black Music Awards: Album au Top International « Thriller », Single au Top International « Billie Jean », Vocaliste Masculin au Top, Spectacle de l'Année
Grammy Awards: Producteur de l'Année, Album de l'Année « Thriller », Record de l'Année « Beat It », Meilleure Performance Vocale Rock Masculine de l'Année « Beat It », Meilleure Performance Vocale Masculine « Billie Jean », Meilleure Nouvelle Chanson R&B « Billie Jean », Meilleure Performance Pop Masculine, Meilleur Enregistrement pour Enfants l'Album « E.T. l'Extra-Terrestre »
Book Of Records : Meilleure vente d'Albums de tous les temps
Hotel Royal Plaza : Presentation de 37 disques d'Or et de Platine
Hollywood Star : Hall of Fame d'une Star unique pour Michael Jackson
MTV Awards: Meilleure Vidéo Mondiale-Meilleure Chorégraphie, Récompense par les téléspectatuers
People's Choice Awards : Meilleur spectacle autour du Monde de l'Année
NAACP Image Awards: Médaille de la Liberté H. Claude Hodson
NARM : Cadeau d'une récompense: Meilleure vente d'Albums et de Singles, Meilleure Cassette Vidéo « Le Making Off de Thriller »
Grande-Bretagne : Presentation du disque de platine pour 1985 « Thriller » LP

1985

Grammy Awards: Meilleur Cassette Vidéo « Le Making Of de Thriller »

1986

American Music Awards :Récompense d'Appréciation, Chanson de l'Année « We Are The World »
Grammy Awards: Chanson de l'Année « We Are The World », Album de l'Année, Meilleure Performance Pop par un Duo ou Groupe, Meilleure Vidéo courte durée
Guinness Book of World Records: Large soutien pour la Production
People's Choice Awards : « We Are The World »

1987

Bravo Magazine : Récompense Otto d'Argent

1988

American Music Awards : Single Favori - Soul/R&B
Billboard Music Awards : Artitste Noir au Top
Blues & Soul : Artiste remarquable de l'Année, Meilleur Show Live pour 1988
Bravo Magazine : Récompense Otto d'Or
Ebony Magazine : American Black Achievement Award
Forbes : #1 Artiste de l'Année
Guild Hall Party : Presentation d'une récompense en Argent pour commémorer la Tournée « Bad »
MTV Vanguard : Remarquable contribution pour la production de Vidéos
NAACP Image Awards : Meilleur Single d'un Artiste Masculin « Bad », Meilleur Album « Bad », Récompense Humanitaire Leonard Carter
Soul Train : Album R&B de l'Année, Meilleur Single Masculin de l'Année

1989

American Music Awards : Récompense spéciale pour la Réalisation
American Dance Award :BET: Récompense pour le succès de « Bad » Tour
Billboard Music Awards : Artiste Noir Numéro Un, #1 Album Pop/R&B « Thriller »
Bravo Magazine : Récompense Otto de Bronze
BRE Awards : Triple Récompense d'une Couronne , Roi de la Pop, Rock & Soul, Vidéo de l'Année
British TV Industry Awards : Artiste de la Décennie
British Phonographic Industry Awards : Vidéo de l'Année
British Academy Of Music Awards : Meilleur Artiste Masculin International
Cashbox : Pionnier de la vidéo
Critic's Choice Award : Meilleure vidéo
Entertainment Tonight : Plus Important Artiste de la décennie
Friday Night Videos : Plus Grand Artiste de la décennie, Artiste Numéro Un
Forbes : #1 Artiste de l'Année
Gardner Street Elementary School : Le plus Fameuse Rénomée d'un ancien élève de l'Ecole Auditorium
MTV Awards : Récompense de la vidéo avant-garde « Thriller » - La plus grande vidéo de l'Histoire du Monde
National Urban Coalition : Récompense Humanitaire
People's Choice Awards : Vidéo Favorie « Smooth Criminal »
Rolling Stone Magazine: Vidéo de la décennie « Thriller »
Soul Train Awards : Récompense en Héritage, Contemporain R&B, 1ère Récompense Annuelle Sammy Davis Jr.
U.K. TV Show : Récompense Au Revoir aux Années 80
Vanity Fair : Artiste de la décennie
Video Software Dealer Association : Vidéo Favorie « Moonwalker »

1990

American Cinema Awards : Artiste de la décennie
BMI Inaugural : Award Of Achievement
Boy Scouts Of America: Récompense Humanitaire Good Scott
Capital Children Museum : Récompense Humanitaire
Grammy Awards: Meilleure Vidéo « Leave Me Alone »
Music Connection : Homme de la décennie
Sony Entertainment (CBS Records): Top de ventes de l'Artiste de la décennie
Soul Train Awards : Artiste de la décennie
Vanity Fair : Plus populaire des Artistes dans l'Histoire du Show Business
Reconnaissance de la Maison Blanche : Artiste de la décennie cité par President George Bush

1991

MTV Awards : Récompense de la Vidéo avant-garde en l'Honneur de Michaël Jackson

1992

Bravo Magazine : Gold Otto Award
Gabon : National Honor Of Merit Award
NABOB (National Association of Black Owned Broadcasters) : Lifetime Achievement Award (Récompense d'une Réalisation de toute une vie)
Operation One To One Award
George Herbert Walker Bush : Point Of Light Ambassador

1993

American Music Awards : Meilleur Album Pop/Rock « Dangerous », Meilleur Single Soul/R&B « Remember The Time », Récompense Internationale spéciale de l'Artiste pour pour le record de ventes et les efforts humanitaitres
Bravo Magazine : Récompense Otto en Or
BMI Awards : Deux des plus performantes chansons de l'Année « Black or White » et « Remember The Time »
Grammy Awards : Récompense d'une Légende vivante
Livre des Records : Récompense pour ses records sans précédent dans le monde du spectacle
NAACP Image Awards : Récompense d'Argent au Spectacle du 25e Anniversaire, Vidéo Marquante « Black or White »
Soul Train Awards : Humanitaire de l'Année 1993, Meilleur Single R&B « Remember The Time », Meilleur Album R&B « Dangerous »
World Music Awards : Meilleur vente Américaine de l'Artiste, Meilleure vente Pop de l'Artiste dans le Monde, Meilleure vente de l'Artiste sur Terre

1994

Crenshaw Community Youth And Arts Foundation: Récompense Humanitaire
Smash Hits Awards: Meilleur Vocaliste Masculin
Pop Rock Magazine: Chanteur Favori de l'Année

1995

America's Most Favorite Singers Poll: Michael Jackson est le 10e meilleur chanteur favori en Amérique en 1995
BET Hall of Fame Award: Première récompense ever recipient of the BET Hall of Fame
Billboard Music Awards: Special récompense Hot 100
Billboard Music Video Awards: Vidéo Pop/Rock de l'Année"Scream"
Bravo Magazine - Récompense d'Or Otto
Brazilian TVZ Video Awards: Meilleure vidéo Internationale de l'Année- « Scream »
European MTV Music Awards: Meilleur Artiste Masculin de l'Année
MTV Video Music Awards: 3 récompenses pour 11 nominations :Meilleure Danse sur Vidéo « Scream » Meilleure Chorégraphie « Scream » Meilleure Direction d'Art « Scream »
Popcorn Magazine: Récompense pour l'Artiste de la décennie, Meilleur Vocaliste Masculin de l'année Poprocky Magazine Vocaliste Masculin Favori de l'Année
Smash Hits Poll: Récompense du Meilleur Artiste Masculin

1996

American Music Awards: 3 nominations, 1 récompense ; Artiste Pop/Rock Masculin Favori de l'Année
Blockbuster Entertainment Awards: 2 nominations, 1 récompense Récompense Masculine Pop favorie « HIStory »
Bravo Magazine - Récompense d'Or Otto ,Récompense de Patine Otto - Récompense d'une réalisation de toute une vie, premier artiste à la recevoir Meilleur Chanteur Masculin Meilleur Album « HIStory » Meilleur Show Chanteur le plus distingué
Brit Awards: Récompense de l'Artiste d'une génération
Récompense de la meilleure vidéo « Earth Song »
Danish Grammy Awards: Meilleur Artiste Masculin International ,Meilleur Album International, « HIStory »
Genesis Awards:Récompense Doris Day Music pour 1995 , Vidéo « Earth Song »
Grammy Awards: 4 nominations, 1 récompense , Meilleure Musique de Vidéo - courte durée: « Scream »
Irish Music Awards (IRMA) : Récompense du Internationale du meilleur Artiste pour l'album « HIStory »
Hong Kong Hit Radio:Meilleur Artiste Masculin International Meilleur Chanson de l'Année « You Are Not Alone »
World Music Awards:Meilleur record de vente de tous les temps « Thriller » Meilleure vente d'Artiste Masculin pour 1996 Meilleure vente d'Artiste Américain Meilleure vente R&B d'Artiste Meilleur vente d'Artiste pour toujours


1997

Bravo Magazine Awards:Récompense d'Argent Otto Meilleur Album « HIStory » Meilleur Show 33e Meilleur Chanteur
Brazilian TVZ Video Awards:Meilleur vidéo Internationale de l'Année - « Blood On The Dance Floor »
Dutch Music Factory Awards: Meilleur chanteur Masculin Meilleur Live
Live! magazine readers' poll:Meilleur Masculin performant Légende de spectacle Live
Soul Train Music Awards: Récompense en l'Honneur de Michaël pour
"Récompense à Michael Jackson pour la meilleure Vidéo R&B/Soul ou Rap"
Rock and Roll Hall of Fame: Les Jackson Five dans le Rock and Roll Hall of Fame à Cleveland, USA

1999

Kora All Africa Music Awards : Lifetime Achievement Award

2000

World Music Awards : Artiste du Millénaire

2001

Rock & Roll Hall Of Fame : Membre du Rock & Roll Hall Of Fame

2002

NRJ Music Awards : Meilleur artiste masculin international
American Music Awards : Artiste du Siècle
Bambi Awards : Artiste Pop du Millénaire
NAACP Awards : Meilleure vidéo pour You Rock My World
Songwriters Hall of Fame : Récompense en tant que compositeur de musique populaire
World Arts Award : Récompense pour la contribution de Michael Jackson à la musique pop

2003

Diplôme d'honneur de l'école Roosevelt de la ville de Gary,Indiana
Remise des clefs de la ville de Gary ,Indiana par le Maire Scott King
BMI Urban Awards : Meilleure chanson pour "Butterflies"

2006

MTV Video Music Awards du Japon : Artiste de légende
World Music Awards à Londres : Prix Diamond pour avoir vendu plus de 100 millions de copies de son album Thriller aux quatre coins du globe.

     ® Aℓℓ Rιgнт Reѕerνεd                         
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# Posté le lundi 20 juillet 2009 06:52

Modifié le lundi 20 juillet 2009 07:46

- Records

- Records
1970 :

- La plus jeune voix à devenir #1 aux USA :
"I Want You Back" - Chanson des Jackson 5. Michael avait 11 ans et 5 mois.
- Le premier artiste/groupe a avoir leur trois premiers singles #1 dans les charts aux USA :
Jackson 5. "I Want You Back", "ABC" et "The Love You Save".
- Le premier artiste/groupe a avoir quatre singles consécutifs #1 dans les charts aux USA :
Jackson 5. "I Want You Back", "ABC", "The Love You Save" et "I'll Be There".
- Le groupe ayant vendu le plus de disques durant sa première année de l'histoire :
Jackson 5. Plus de 10 000 000 de disques épuisés rien qu'aux USA. Expiré.
- Le groupe le plus vendeur au monde de l'année 1970 :
Jackson 5 - Plus de 10 000 000 de disques.

1972 :

- Le plus jeune artiste de l'histoire à recevoir un Billboard awards :
Michael Jackson - 2 awards.
- Record d'affluence au Liverpool Empire's (GB):
Jackson 5 - Durant leur première tournée Britannique. Le record était précédemment détenu par "The Beatles".

1973 :

- Premier groupe noir à faire une tournée en Australie :
Jackson 5.

1980 :

- Premier artiste solo a extraire 4 singles d'un même album atteignant le Top 10 aux USA :
Michael Jackson - "Off The Wall": "Don't Stop' Til You Get Enough", "Off The Wall", "Rock With You", "She's Out Of My Life".
- Premier artiste solo a extraire 5 singles d'un même album atteignant le Top 10 en Grande Bretagne :
Michael Jackson - "Off The Wall": "Don't Stop 'Til You Get Enough", "Off The Wall", "Rock With You", "She's Out Of My Life, "Girlfriend".

1983 :

- Premier album de l'histoire à devenir simultanément #1 aux USA et en Grande Bretagne :
"Thriller" de Michael Jackson.
- Première chanson de l'histoire à devenir simultanément #1 au classement US Billboard's Rock Albums, Rock Singles aussi bien qu'au classement R&B Albums et R&B Singles :
La chanson "Billie Jean" de Michael Jackson.
- Le plus jeune artiste à avoir un album vendu à plus de 10 000 000 d'exemplaires aux USA :
Michael Jackson, 25 ans. Expiré.
- Le plus jeune artiste homme à avoir un album vendu à plus de 10 000 000 d'exemplaires aux USA :
Michael Jackson, 25 ans.
- La vidéo la plus chère de tout les temps :
Le clip "Thriller" de Michael Jackson - 800 000 dollars. Expiré.
- La plus longue vidéo de l'histoire :
Le clip "Thriller" de Michael Jackson - 14 minutes. Expiré avec le clip "Bad" de Michael Jackson en 1987.
- La plus grande quantité d'awards et de nominations reçu par un artiste/groupe de l'histoire :
Michael Jackson avec plus de 50 certifications reçu en 1 an.
- La plus grande quantité de chanson d'un artiste classé dans le Top 10 single du Billboard Américain en une seule année :
7 chansons par Michael Jackson - "The Girl Is Mine", "Billie Jean", "Beat It", "Wanna Be Startin' Somethin'", "Human Nature", "P.Y.T", "Say, Say, Say".
- Premier et seul album de l'histoire a avoir débuté et achevé une année #1 des charts du Billboard Américain album :
"Thriller" de Michael Jackson.
- Album le plus vendu au monde en 1983 :
"Thriller" de Michael Jackson.

1984 :

- Plus grand nombre de American Music Awards reçu par un artiste en 1 an de l'histoire :

8 par Michael Jackson - Award of Merit, Favourite Pop Album ("Thriller"), Favourite Soul Album ("Thriller"), Favourite Pop Single ("Billie Jean"),Favourite Pop Video ("Beat It"), Favourite Soul Video ("Beat It"), Favourite Pop/Rock Male Artist, Favourite Soul Male Vocalist.
- Plus jeune artiste de l'histoire à recevoir l'American Music Awards du mérite :
Michael Jackson à l'âge de 25 ans.
- Plus petit nombre de semaines nécessaires pour atteindre le Top 10 du US Billboard Hot 100 :
Le single "Thriller"de Michael Jackson et le single "Imagine" de John Lennon (1971) - 2 semaines. Expiré avec "You Are Not Alone" de Michael Jackson.
- Plus grand nombre de Grammy awards et de nominations de l'histoire pour un artiste en une seule année :
8 et 12, respectivement. Awards: Album Of The Year ("Thriller"), Best Pop Male Vocal (""Thriller"), Record Of The Year ("Beat It"),Best Rock Male Vocal ("Beat It"), Best R&B Male Vocal ("Billie Jean"), Best New Song Of The Year ("Billie Jean"), Producer Of The Year (Michael Jackson and Quincy Jones),Best Children's Recording ("E.T. : The Extra Terrestrial").
- Premier artiste/groupe de l'histoire a recevoir les deux NARM Gift Of Music Awards, celui pour "Best Selling Album" et celui pour "Best Selling Single" :
L'album "Thriller" et le single "Billie Jean" respectivement, de Michael Jackson.
- Le contrat publicitaire le plus chère de l'histoire pour un groupe/artiste de l'histoire :
Pepsi Co. avec Michael Jackson - Prix officiel non communiqué; Expiré en 1988 puis en 1991 avec de nouveaux contrats de Michael Jackson.
- Record d'affluence au Arrowhead Stadium de Kansas City (Missouri/ USA):
Affluence: 135,000 - Durant 3 jours à guichet fermé pour le "Victory Tour" (The Jacksons). Le précédent record était de 58,000 personnes et daté de 1977.
- Les billets vendus les plus rapidement à NewYork (USA):
Les concert "Victory" de The Jackson au Giants Stadium (Juillet 29-31) et au Madison Square Garden (Août 4-5) - 165,000 tickets furent vendu en moins de 9 heures. Expiré.
- Plus grandes ventes de billets de l'histoire pour une tournée :
1.1 million billets vendus pour le Victory Tour des Jacksons en tout juste 2 mois.
- Premier humain à recevoir 2 étoiles sur le Walk of Fame (holliwood Boulevard) de l'histoire :
Michael Jackson - Un en tant que membre des Jacksons, un autre en tant qu'artiste solo.
- La plus grande scène et les caractéristiques les plus performants lors d'une tournée de l'histoire :
Lors du "Victory Tour" des Jacksons.
- Plus gros bénéfices de l'histoire pour une tournée :
Le "Victory Tour" des Jacksons -a rapporté entre 75 000 000 et 90 000 000 de dollars. Expiré.
- L'album le plus vendu de tout les temps :
"Thriller" de Michael Jackson - 30 million de copies écoulées
- L'album le plus vendu de tout les temps aux USA :
"Thriller" de Michael Jackson - 18 million de copies. Expiré.
- Le plus gros contrat publicitaire de l'histoire pour un artiste/groupe :
LA Gear - 20 million de dollar pour Michael Jackson.
- La plus grande quantité de single d'un artiste classé dans le Top 10 single du Billboard Hot 100 Américain d'un seul et même album :
7 single extrait de "Thriller" de Michael Jackson - "The Girl Is Mine", "Billie Jean", "Beat It", "Wanna Be Startin' Somethin'", "Human Nature", "P.Y.T", "Thriller". Le précédent record était de 4 single extrait de "Off The Wall" de Michael Jackson en 1980.
- La plus longue période passée par un album d'un artiste - qui n'est pas une bande originale - à la première place des charts US Album de l'histoire :
37 semaines - "Thriller" de Michael Jackson. Il a ainsi battu le record de 31 semaines établi par l'album "Calypso" de Harry Belafonte et égalé par l'album "Rumours" de Fleetwood Mac.
Seul des bande originale sont resté plus longtemps #1 que "Thriller" : "The Broadway Cast Album For South Pacific" (69 semaines) et "West Side Story" (54 semaines). . . . . . . . . . . . . . . ..
- Album le plus vendu au monde en 1984 :
"Thriller" de Michael Jackson.

1985 :

- Le single vendu le plus rapidement de l'histoire :
"We Are The World" - 800 000 copies furent vendu dès la première semaine de commercialisation.
- Le single le plus vendu de tout les temps :
"We Are The World" - Plus de 6 000 000 d'exemplaires vendu. Expiré.
- Le plus grand acte de charité par des artistes de tout les temps :
"We Are The World" - 60 million de dollars rapportés. Le plus grand résultat de l'histoire en tenant compte de l'inflation - Cela équivaut à 90 million de dollars en 1999.
- La vidéo musicale la plus vendu de l'histoire en Grande Bretagne :
"The Making Of Thriller" de Michael Jackson - 130 000 copies en 1985. Expiré avec "Moonwalker" de Michael Jackson en 1989;
- La vidéo musicale la plus vendu de l'histoire :
"The Making Of Thriller" - 1 000 000 copies en 1985. Expiré avec "Moonwalker" de Michael Jackson en 1989.
- Le second groupe le plus vendeur de l'histoire :
"The Jacksons" - avec 100 million de disques vendu en 1985. Seulement "The Beatles" ont vendu plus de disques. Expiré.

1986 :

- La vidéo/film le plus chère de l'histoire par minute :
"Captain Eo" - 30 000 000 de dollars pour une durée de 17 minutes.


1987 :

- La plus grande quantité de pré-commandé de l'histoire pour un album :
"Bad" de Michael Jackson - Chiffre indéfini. Expiré.
- L'album vendu le plus rapidement de l'histoire en Grande Bretagne :
"Bad" de Michael Jackson - 350,000 copies vendus en 5 jours. Expiré avec "Dangerous" de Michael Jackson en 1991.
- La plus longue vidéo de l'histoire :
Le clip "Bad" de Michael Jackson - 18 minutes. Expiré avec la vidéo de Meat Loaf (28 minutes) en 1996 puis de nouveau expiré avec "Ghosts" de Michael Jackson (39 minutes) en 1996.
- Plus grand nombre de pays où un album est devenu #1 :
25 pays - "Bad" de Michael Jackson.
- Plus grande affluence au Dome de Tokyo (Tokyo/Japon):
"Bad World Tour" (Décembre 9-11, 17-19, 24-26). Affluence plus de 4 fois supérieur à n'importe quelle autre tournée.
- La plus grande tournée de l'histoire au Japon :
"Bad World Tour" - 450 000 spectateurs en 14 concerts.
- Album le plus vendu au monde en 1987 :
"Bad" de Michael Jackson.

1988 :

- Plus gros bénéfices au Kemper Arena, Kansas City (USA):
700,000 dollars - Pour 2 concerts à guichets fermés (Février 23 et 24) durant le "Bad World Tour". Le précédent record était détenu par Elvis Presley avec 500,000 dollars.
- Première publicité de l'histoire à être exporté en Union Soviétique (USSR à l'époque) :
La pub pour Pepsi de Michael Jackson.
- La publicité la plus regardé de l'histoire :
"Chase," une pub pour Pepsi ad en 4 parties jouée par Michael Jackson dans sa première publicité commercial partitionnée, diffusé durant les Grammy Awards.
- Les droits les plus chers de l'histoire pour publier un livre :
5-15 million de dollars payé par Doubleday Publishing à Michael Jackson pour le livre autobiographique "The Moonwalk".
- Premier artiste à avoir 3 albums ayant dépassé les 6 000 000 d'exemplaires vendu chacun aux USA :
Michael Jackson - "Off The Wall", "Thriller", et "Bad".
- La vidéo musicale vendu la plus rapidement de l'histoire en Grande Bretagne :
"Michael Jackson: The Legend Continues...".
- La plus grosse paye de l'histoire pour un porte parole commercial :
$12-15 million - payé par Pepsi Co. en Mars 1988 à Michael Jackson pour tourner 4 publicités.
- Plus grand nombre de concerts joués au Wembley Stadium de Londres (GB) de l'histoire :
7 - "Bad World Tour" (Juillet 14-16, 22-23). Plus de 504 000 spectateurs.
- La série de concerts ayant eu le plus de succès de l'histoire :
Affluence Total : 504,000 - réalisé durant 7 "Bad World Tour"
concerts d'affilé au "Wembley Stadium", Londres (GB) (Juillet 14-16, 22-23).
- Plus grosse affluence au Aintree Raceground, Liverpool (GB) de l'histoire :
125,000 personnes - "Bad World Tour" concert de Michael Jackson.
- Plus grosse tournée de l'histoire en Grande Bretagne :
"Bad World Tour" avec une affluence total de 800,000 personnes rapportant plus de 13 000 000 de livres.
- Plus grande quantité de l'histoire de #1 consécutif au US Billboard Hot 100 Singles charts d'un seul et même album :
5 - "Bad" album de Michael Jackson : "I Just Can't Stop Loving You", "Bad", "The Way You Make Me Feel", "Man In The Mirror", "Dirty Diana".
- Plus grande quantité de l'histoire de #1 consécutif au US Billboard Hot 100 Singles charts par un artiste :
6 par Michael Jackson - "We Are The World", "I Just Can't Stop Loving You", "Bad", "The Way You Make Me Feel", "Man In The Mirror", "Dirty Diana".Expiré.
- Premier artiste à avoir 4 singles #1 aux USA de l'histoire :
Extrait de "Bad" de Michael Jackson - "I Just Can't Stop Loving You", "Bad", "The Way You Make Me Feel", "Man In The Mirror"
Seule la bande original "Saturday Night Fever" avait eu 4 singles #1.
- Plus grande quantité de l'histoire de #1 au US Black Singles charts extrait d'un seul et même album :
5 - L'album "Bad" de Michael Jackson & L'album "Control" de Janet Jackson.
- Plus grande quantité de #1 au US Black Singles charts de l'histoire :
9 - Michael Jackson.
- Plus longue période de l'histoire passée par un album dans le Top 5 des ventes d'albums aux USA, le US Billboard Pop Album charts :
"Bad" de Michael Jackson - 38 semaines. Il bat ainsi le précédent record de 26 semaines des Eagles avec "Hotel California".
- Artiste le plus payé au monde en 1988 d'après le "Forbes" magazine:
97 000 000 de dollars gagné par Michael Jackson.


1989 :

- La plus grande tournée par un artiste/groupe de l'histoire :
"Bad World Tour" de Michael Jackson - 4 400 000 spectateurs. Expiré avec le "History World Tour" de Michael Jackson en 1997.
- La plus grosse recette de l'histoire pour une tournée :
"Bad World Tour" - 125 000 000 de dollars. Expiré.
- Artiste le plus payé au monde en 1989 d'après le "Forbes" magazine:
125 000 000 de dollars gagné par Michael Jackson.
- Le projet de sponsoring le plus cher de l'histoire :
"Bad World Tour" par Pepsi Co. - 10 000 000 de dollars; Expiré avec 12 000 000 de dollars pour le "Dangerous World Tour" de Michael Jackson en 1993.
- La vidéo musicale la plus vendu de l'histoire :
"Moonwalker" - 2 000 000 de copies.
- La vidéo musicale la plus vendu de l'histoire aux USA :
"Moonwalker" - 700 000 copies. A peine 2 semaines après sa sortie "Moonwalker" a battu le record de "The Making Of Thriller" qui était jusqu'alors la vidéo musicale la plus vendu de l'histoire. Ainsi, Michael Jackson détient le #1 et le #2 dans cette catégorie.
- Second artiste solo à avoir 3 album consécutifs à dépasser les 100 semaines de présence dans les charts Britanniques :
Michael Jackson avec "Off The Wall", "Thriller" et "Bad" Michael et le 5ème artiste (après The Beatles, Simon & Garfunkel, Phil Collins et U2) à atteindre ce but. Dire Straits domine cette catégorie avec 5 albums consécutifs.
- Plus grand nombre de hit extrait d'un seul et même album de l'histoire :
9 - de l'album "Bad" de Michael Jackson : "I Just Can't Stop Loving You", "Bad", "The Way You Make Me Feel", "Man In The Mirror", Dirty Diana", "Another
Part Of Me", "Smooth Criminal", "Leave Me Alone", "Liberian Girl".
- Le deuxième album le plus vendu de tout les temps :
"Bad" de Michael Jackson - 20 000 000 de copies en 1990. Expiré.
- L'album le plus vendu par un artiste de l'histoire en Grande Bretagne :
"Bad" de Michael Jackson, 3 200 000 en 1989.

1990 :

- L'artiste/groupe ayant vendu le plus de disques de la décennie :
Michael Jackson avec 100 000 000 de disques vendu pour Epic en solo durant les années 80. (Sans compter les ventes des disques Motown.)
- Album le plus vendu de la décennie :
"Thriller" de Michael Jackson - 41 000 000 d'albums épuisés.
- Deuxième album le plus vendu de la décennie :
"Bad" de Michael Jackson - 21 000 000 d'albums épuisés.
- La chanson la plus copiées de la décennie :
"Billie Jean" - 44 000 000 de copies. (41 000 000 dans l'album "Thriller" et 3 000 000 de singles).
- La chanson Rock la plus copiées de la décennie :
"Beat It " - 43 000 000 de copies. (41 000 000 dans l'album "Thriller" et 2 000 000 de singles).
- Prix le plus élevé payer de l'histoire pour une peinture représentant un être vivant :
2 100 000 dollars payé par Hiromichi Saeki Corp. pour la peinture de Brett-Livingstone Strong nommée "The Book" - Une peinture représentant Michael Jackson.
- La plus grande quantité de #1 durant les années 80 aux USA :
10 - "Rock With You", "Billie Jean", "Beat It", "Say, Say, Say", "We Are The World", "I Just Can't Stop Loving You", "Bad", "The Way You Make Me Feel", "Man In The Mirror", "Dirty Diana".

1991 :

- L'élément d'une tenue le plus chère de l'histoire :
Le gant de Michael Jackson - Vendu à 29 000 dollars.
- L'artiste/groupe le plus cher de l'histoire :
Michael Jackson, son poids fût estimé à environ 3 000 000 000 de dollars par Sony Corporation [Japon] durant leur négociation avec MJJ Productions, c'est le prix considéré pour les bénéfices et les risques pour l'enregistrement de 6 albums.
- Le plus gros contrat de l'histoire pour un artiste :
890 000 000 de dollars - entre MJJ Productions/Mijac Music/MJJ
Ventures/Optimum Production et Epic Records Group/Sony Music
Entertainment/Sony Corporation [Japon]/Warner Timerlane/Warner
Chappell). Il s'agit d'un contrat de 15 ans, 6 albums et films. Michael
Jackson a reçu une avance de 18 000 000 de dollars pour les 4 albums à venir et un bonus de 5 000 000 pour chaque album.
De plus il reçoit 1 000 000 de dollars par an, devenant le CEO de son propre label, Nation Records.
- L'artiste/groupe le mieux payé de l'histoire ::
Au minimum 25% des gains de ses ventes lui sont reversés.
- La plus grosse audience de l'histoire pour une vidéo musicale :
"Black Or White" de Michael Jackson - Environ 500 000 000 de personnes l'ont vu durant sa première diffusion mondial le 11 Novembre 1991.
- Plus forte hausse d'un single dans le US Billboard Pop Singles charts depuis "Let It Be" de The Beatles :
"Black Or White" de Michael Jackson - passé #35 à #3. En 1970 "Let It Be" était passée #2;
- Plus courte période à atteindre la première place aux USA au US Pop Singles charts :
3 semaines - "Black Or White". Le single c'est vendu à 500,00 copies durant cette période. Ce single égala ainsi The Beatles avec "Get It Back" qui avait prit 3 semaines également à devenir #1 en 1969.
- Clip le plus diffusé de l'histoire sur MTV :
"Black Or White" de Michael Jackson.
- Album vendu le plus rapidement de l'histoire en Grande Bretagne :
"Dangerous" de Michael Jackson - Plus de 200,000 copies vendu en 3 jours. (estimation de Sony Music Entertainment).
- Album vendu le plus rapidement de l'histoire au monde :
"Dangerous" - 14 000 000 de copies furent atteintes seulement 37 jours après la sortie de l'album.
- Premier et seul artiste à avoir des #1 au US Billboard charts durant les années 70, 80 et 90 :
Michael Jackson.
- Première et seule voix de l'histoire à devenir #1 au US Billboard charts dans 4 décennies : La 7ème (1961-1970), 8ème
(1971-1980), 9ème (1981-1990), 10ème (1991-2000) :
Michael Jackson.


1992 :

- Le single Rock le plus vendu de l'histoire :
"Black Or White" de Michael Jackson - 5 000 000 de copies.
- L'équipe de vidéo la plus chère de l'histoire :
Celle de "Remember The Time" de Michael Jackson.
- La plus grande scène et les caractéristiques les plus performants lors d'une tournée de l'histoire :
Lors du "Dangerous World Tour" de Michael Jackson. Expiré.
- La plus grosse audience de l'histoire pour une chaîne câblée :
Le concert du "Dangerous World Tour" à Budapest, environ 250 000 000 de téléspectateurs.
- Le concert payé le plus cher de l'histoire :
Le concert du "Dangerous World Tour" à Budapest - HBO a payé 20 000 000 de dollars pour pouvoir le diffuser.
- L'artiste ayant vendu le plus de disques de l'histoire :
Michael Jackson avec 300 000 000 de disques vendu en 1992.
- Album le plus vendu au monde en 1992 :
"Dangerous" de Michael Jackson.

1993 :

- La plus grosse audience TV de l'histoire aux USA :
"US Super Bowl XXVII" (Janvier 1993) - 133 400 000 de téléspectateurs. Michael Jackson y a performé un show spectaculaire à la mi-temps.
- La plus grosse audience TV de l'histoire pour une interview aux USA :
"Michael Jackson talks to... Oprah" - 100 000 000 de téléspectateurs.
- La #4 plus grosse audience TV de l'histoire aux USA :
"Michael Jackson talks to... Oprah" - 100 000 000 de téléspectateurs.
- Plus grand nombre de singles extrait d'un seul et même album :
Album "Dangerous" de Michael Jackson - 9 singles extrait : "Black Or White", "Remember The Time",
"In The Closet", "Who Is It", "Jam", "Heal The World", "Give In To Me", "Will You Be There", "Gone Too Soon";
- La plus grande quantité de single vendu durant une campagne de promotion de l'histoire :
17 000 000 de copies des 9 singles de "Dangerous" de Michael Jackson durant sa campagne promotionnelle.
- La plus grosse tournée pour un artiste/groupe de l'histoire au Mexique :
"Dangerous World Tour" de Michael Jackson - 5 shows avec plus de 500 000 spectateurs et 12 000 000 de dollars de bénéfices.
- Le deuxième plus grand acte de charité par des artistes de tout les temps :
Environ 70 000 000 de dollars de bénéfices pour le "Dangerous World Tour", Michael Jackson en ayant reversé l'intégralité des bénéfices. Expiré en 1997 avec le projet "Diana Tribute" auquel Michael Jackson a contribué en incluant le titre "Gone Too Soon" à ce BoxSet.
- Le plus gros accord de publication musicale de l'histoire :
L'administration de ATV Publishing (La catalogue musical de Michael Jackson) a vendu des parts de marché de MCA Music à EMI Music Publishing pour plus de 200 000 000 de dollars - avec un payement initial de 100 000 000 de dollars. Expiré en 1995 avec l'accord entre ATV (de Michael Jackson) et Sony.

1994 :

- L'album solo mâle le plus vendu de la décennie :
"Dangerous" de Michael Jackson - 23 000 000 de copies vendu à travers le monde.
- L'album international le plus vendu de la décennie :
"Dangerous" de Michael Jackson - 17 000 000 de copies hors USA.
- La plus grosse quantité de disques vendu par un artiste/groupe durant une campagne de promotion :
Durant la campagne de promotion de "Dangerous" plus de 57 000 000 de disques : 40 000 000 d'albums et 17 000 000 de singles.
Expiré avec la campagne de promotion de "HIStory - Past, Present and Future - Book I" de Michael Jackson achevé en 1997.

1995 :

- La campagne de promotion d'un album la plus chère de l'histoire :

La campagne de "HIStory - Past, Present and Future - Book I" - Sony a dépensé 40 000 000 de dollars pour la promotion de cet album aux USA, Grande Bretagne, Italie, Australie, Japon, Afrique de Sud et Pays-Bas. Dans cette campagne de promotion rentre en compte notamment, la statue d'une hauteur de 9,1 mètres de l'étoile sur la " Tower Records building" à Hollywood (USA), l'énorme panneau au Times Square, New York City (USA), et une autre statue qui flotté sur le Themse de London (GB) dans un bateau.
- La pochette d'album la plus chère de l'histoire :
Celle de "HIStory - Past, Present and Future - Book I" de Michael Jackson - 1 000 000 de dollars.
- La vidéo la plus chère de tout les temps :
Le clip "Scream" de Michael et Janet Jackson - environ 7 000 000 de dollars. Expiré en 1996 avec le clip de "Ghosts" de Michael Jackson.
- La chanson étant entré le plus haut de l'histoire au US Billboard Hot 100 Singles Charts:
#5 - "Scream". Michael Jackson a battu ainsi un record vieu de 25 ans détenu par The Beatles, leur single "Let It Be" était entré #6 en 1970. Expiré quelques semaines plus tard par un single de Michael Jackson lui même, "You Are Not Alone" qui a débuté #1.
- Le double-album vendu le plus rapidement de l'histoire :
"HIStory - Past, Present and Future - Book I" de Michael Jackson - 7 500 000 copies en 37 jours.
- La meilleur entrée de l'histoire au US Billboard Hot 100 Singles de l'histoire :
"You Are Not Alone" de Michael Jackson - #1.
- Plus longue période de l'histoire entre le premier et le dernier #1 aux USA dans la carrière d'un artiste solo :
22 ans et 11 mois - Michael Jackson a eu son premier #1 hit en solo en Octobre 1972 avec "Ben" et son dernier #1 est "You Are Not Alone" en Septembre 1995. Avant son premier
#1 solo, Michael Jackson avait déjà eu 4 #1 hits en tant que leader des Jackson 5. Le premier #1 du groupe était "I Want You Back" en 1970 - Ce qui nous ramène à une période incroyable de 25 années.
- Le plus gros accord de publication musicale de l'histoire :
Fusion entre le ATV Publishing de Michael Jackson et Sony Publishing en Sony/ATV Publishing avec un coût s'élevant à 1 000 000 000 de dollars. Michael Jackson avait payé 110 000 000 pour cette transaction.
- Les plus gros gains enregistrés par un artiste en 1 an de l'histoire :
Plus de 120 000 000 de dollars gagné sur les seules ventes de ses disques.
- La plus grande quantité d'albums vendu en une année par un artiste/groupe de l'histoire :
30 000 000 - Michael Jackson.

1996 :

- La plus grosse audience de l'histoire pour une cérémonie d'Awards en Grande Bretagne :
16 000 000 de téléspectateurs - "Brit Awards". Michael Jackson était présent pour performer ses titres.
- Le double album le plus vendu de l'histoire :
"HIStory - Past, Present and Future - Book I" de Michael Jackson, 11 000 000 de copies vendues début 1996.
- Le double album le plus vendu de l'histoire en Grande Bretagne :
"HIStory - Past, Present and Future - Book I" de Michael Jackson, 1 100 000 de copies vendues début 1996.
- La vidéo la plus chère de tout les temps :
"Ghosts" - Chiffres indéterminé.
- La plus longue vidéo de l'histoire :
Le clip "Ghosts" de Michael Jackson - durée de 39 minutes.
- Le plus grand nombre de World Music Awards reçu par un artiste/groupe en un an :
5 categories - "Best Selling Record of All Time" (Thriller), "Best Selling Male Artist of 1995", "Best Selling American Artist", "Best Selling R&B Artist", and "Best Selling Artist ever".
- La plus grande scène et les caractéristiques les plus performants lors d'une tournée de l'histoire :
Lors du "History World Tour" de Michael Jackson. Partiellement Expiré.
- L'équipe d'une tournée la plus chère de l'histoire :
Celle du "HIStory World Tour" de Michael Jackson - Chiffre indéterminé.

1997 :

- L'artiste le plus "international" de l'histoire :
Michael Jackson avec plus de 100 000 000 d'albums vendus hors USA - Le premier et le seul à l'avoir à l'avoir réalisé.
- Record d'affluence au Wembley Stadium:
1 000 000 de personnes pour 15 shows de Michael Jackson de 1988 à 1997.
- La plus grosse tournée de l'histoire par un artiste/groupe en Allemagne :
"HIStory World Tour" de Michael Jackson, affluence - 650 000 spectateurs. Germany;
- La plus grosse tournée par un artiste/groupe de l'histoire :
"HIStory World Tour" de Michael Jackson, affluence - 4 500 000 spectateurs. Expiré.
- L'album de remix le plus vendu de l'histoire en Grande Bretagne :
"Blood On The Dance Floor/HIStory In The Mix" de Michael Jackson, plus de 500 000 copies.
- Le deuxième plus grand acte de charité par des artistes de tout les temps :
"Diana Tribute" double album.- 84 000 000 de dollars rapportés. Michael Jackson a contribué avec sa chanson "Gone Too Soon" inclue dans ce double album.

1998 :

- L'album de remix le plus vendu de l'histoire :
"Blood On The Dance Floor/HIStory In The Mix" de Michael Jackson, 4 600 000 exemplaires.
- La plus grosse quantité de disques vendu par un artiste/groupe durant une campagne de promotion :
"HIStory - Past, Present and Future - Book I" a rapporté plus de 65 000 000 de disques : 54 000 000 d'albums et 11 000 000 de singles.
- Le plus gros projet de l'industrie musicale de l'histoire :
"HIStory - Past, Present and Future - Book I" de Michael Jackson a rapporté environ 1 100 000 000 de dollars à l'industrie musicale.
- Le plus gros projet de l'industrie musicale par un artiste/groupe de l'histoire :
Michael Jackson - Plus de 5 000 000 000 de dollars de bénéfices durant sa carrière.
- Le plus gros investissement de l'histoire pour un contrat d'un artiste/groupe :
1 500 000 000 de dollars pour 50% de la Jackson-Barden Enterprises à travers le monde.
- Être le plus honoré de l'histoire :
Michael Jackson - 24 honneurs officiels d'activités pour un total de 28.

1999 :

- Le prix le plus élevé payé aux enchères pour un awards de l'histoire :
1,542,500 dollars - payé par Michael Jackson pour le "best picture Oscar" pour "Gone With The Wind".
Le précédent record datait de 1996, il était de 607,500 pour un Oscar gagné par Clark Gable pour le film 'It Happened One Night'.
- Le plus gros succès pour un single diffusé en ligne :
10 000 000."Michael Jackson and Friends" un concert de charité à Munich. Expiré.
- Plus grand nombre d'organisations caritatives soutenu par un chanteur :
39 - Michael Jackson supporte 39 organisations caritatives, soit par des dons soit en participant à des actions anonyme. Parmi ces organisations on remarque : AIDS
Project L.A., American Cancer Society, BMI Foundation, Inc,.Childhelp USA, United Negro College Fund (UNCF), YMCA - 28th Street/Crenshaw, The Sickle Cell Research Foundation et Volunteers of America.

2000 :

- Record du monde de l'homme qui a le plus de records du monde listé par le Guinness Book de records du monde :
Michael Jackson avec 10 - Guinness Book de records du monde 2000/Millenium Edition.
- L'album le plus vendu internationalement (hors USA) de la décennie 90 :
"Dangerous" de Michael Jackson - 20 000 000 d'exemplaires hors USA.
- Le deuxième album le plus vendu internationalement (hors USA) de l'histoire :
"Dangerous" de Michael Jackson- 20 000 000 d'exemplaires hors USA., après "Thriller" de Michael Jackson et ses 27 000 000 d'exemplaires vendu hors USA.
- L'artiste/groupe ayant vendu le plus de disques internationalement de la décennie 90 :
Michael Jackson - plus de 70 000 000 d'albums vendus hors USA durant la décénnie.
- L'artiste/groupe ayant vendu le plus de disques de la décennie 90 :
Michael Jackson - 123 000 000 de disques, incluant 95 000 000 d'albums.
- L'album solo mâle le plus vendu de la décennie 90 :
"Dangerous" de Michael Jackson - 26 000 000 d'exemplaires vendu à travers le monde avec des envois d'environ 30 000 000 d'albums à travers le monde.
- La chanson Rock la plus vendu de la décennie 90 :
"Black Or White" de Michael Jackson - 5 000 000 de copies dans le monde.
- La chanson la plus copiées de la décennie 90 :
"Black Or White" de Michael Jackson - 53 000 000 de copies dans le monde. (30 000 000 avec l'album "Dangerous", 18 000 000 avec "HIStory - Past, Present and Future - Book I" et 5 000 000 de singles.)
- La chanson Rock la plus copiées de la décennie 90 :
"Black Or White" - 53 000 000 de copies à travers le monde.
- La deuxième chanson Rock la plus copiées de l'histoire :
"Black Or White" - 53 000 000 de copies à travers le monde, la première étant "Beat It" - 76 000 000 de copies (56 000 000 avec "Thriller", 18 000 000 avec "HIStory - Past, Present and Future - Book I" et environ 2 million singles)
- Le troisième album solo mâle le plus vendu de la décennie 90 :
"HIStory - Past, Present and Future - Book I" de Michael Jackson - 15 000 000 copies dans le monde (18 000 000 avec les envois).
- Le double album le plus vendu de la décennie 90 :
"HIStory - Past, Present and Future - Book I" de Michael Jackson - 15 000 000 copies dans le monde (18 000 000 avec les envois).
- L'être le plus philanthrope de l'histoire parmi les performers/artistes/groupes/sportifs :
Plus de 200 000 000 de dons de ses seuls projets solo, les collaborations telles "Diana Tribute" n'étant pas incluses.
- La plus grande quantité de records local et global concernant une personne de l'histoire :
Michael Jackson détient environ 80 records du monde absolus actuellement et plusieurs centaines de records locaux.
- L'homme le plus photographié de tout les temps :
Michael Jackson pour le nombre de photos faite et copiées de lui depuis les années 60.
- L'homme le plus connu de tout le temps :
Michael Jackson.
- La personne/artiste/groupe/célébrité la plus awardisé de l'histoire :
Michael Jackson avec plus de 300 awards personnel, sans inclure les certifications Gold, Platinum et Diamand.
- L'artiste ayant le plus vendu de l'histoire :
Michael Jackson - Plus de 380 000 000 de disques vendus sous sa propre voix et son propre nom.
- Le performer le plus populaire de l'histoire :
Michael Jackson - Plus de 17 000 000 de personnes ont assisté à ses concerts.

     ® Aℓℓ Rιgнт Reѕerνεd                         
→ Bу MichaelJacksonx0nline.     

# Posté le lundi 20 juillet 2009 07:13

Modifié le lundi 20 juillet 2009 07:45

- Moon Walk

- Moon Walk



Moon Walk parue en 1988 est la seule autobiographie écrite pas Michael Jackson lui-même.
Le 13 aôut elle sera réédité en édition collector tirage limité.

Résumé: Son enfance à la fois douloureuse et pleine de gaieté, le succès fulgurant, ses maîtres – en particulier James Brown –, ses amis – Quincy Jones, Fred Astaire, Marlon Brando, Katharine Hepburn et Diana Ross, qu'il aima tant... Il nous livre les secrets de son inspiration, son perfectionnisme, son besoin de tout contrôler, sa peur des foules en délire. Il réfute certaines folles rumeurs qui ont couru sur lui, et réaffirme sa fidélité à l'enfance – son public préféré – sans la moindre ambiguïté. Il devinait les pièges de la célébrité, il disait qu'il se sentait vieux, il avait commencé si tôt... On a l'impression, en le lisant, qu'une menace, déjà, planait sur lui à l'époque. Comme si Michael Jackson, entre les lignes, connaissait déjà son destin.


     ® Aℓℓ Rιgнт Reѕerνεd                         
→ Bу MichaelJacksonx0nline.     

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 14:51

Modifié le lundi 20 juillet 2009 07:46